Une foule immense constituée d’enseignants et de travailleurs communaux a pris part à la marche d’hier, initiée par la Coordination des syndicats autonomes (CSA).
Assortie d’une grève générale, largement suivie par les fonctionnaires de l’administration communale et, partiellement, dans le secteur de l’Education, cette action de rue s’inscrit dans le mouvement de contestation post-élection du 12/12/2019. Dans un appel diffusé, à l’issue de la réunion des syndicats autonomes, membres de la CSA, à savoir les syndicats représentatifs du secteur de l’éducation (Satef, Cnapest, Snapest, Unpef et Snte ), et le Snapap/CGATA représentant les travailleurs communaux, la base est invitée à rester mobilisée et fidèle au mouvement populaire jusqu’à satisfaction de ses objectifs consistant en l’instauration d’une vraie démocratie et d’un Etat de droit. La CSA entend ainsi dénoncer la politique du fait accompli ayant imposé des élections tenues contre la volonté du peuple, condamner la répression ayant visé les manifestants pacifiques et exiger la libération de tous les détenus politiques et d’opinion.
La coalition des syndicats autonomes appelle à la vigilance, déjouer la manipulation et les provocations visant à entraîner, notamment, les jeunes dans la violence. Signalons que des enseignants universitaires et des citoyens ont rejoint le défilé qui s’est ébranlé du campus Hasnaoua de l’Ummto au sanctuaire des Martyrs situé à la sortie ouest de la ville.
Les marcheurs ont scandé des slogans habituels appelant au départ du système et à la poursuite de
la lutte pacifique jusqu’à la réalisation des objectifs du mouvement du 22 février.