Les opérateurs algériens ont dépensé moins pour l’importation de céréales en 2016.

Leur facture pour le blé, le maïs et l’orge a baissé de près de 19% durant les onze premiers mois de l’année écoulée par rapport à celle de 2015. Cette baisse n’est pas due au recul des quantités importées mais aux cours pratiqués sur les marchés internationaux, explique une note des Douanes algériennes. De janvier à novembre 2016, les importateurs algériens de céréales ont payé une facture de 2,54 milliards de dollars contre 3, 13 milliards de dollars entre janvier et novembre 2015, soit un recul de 18,95%.
12,35 millions de tonnes de céréale ont été achetés à l’étranger en 2016 contre 12,34 millions de tonnes (+0,1%) l’année d’avant. Les céréales dont les quantités importées ont augmenté sont le blé dur et l’orge contrairement au blé tendre et au maïs.
Durant les huit premiers mois de 2016, le prix moyen à l’importation par l’Algérie du blé dur est passé à 311 dollars/tonne contre 461 dollars/tonne sur la même période de 2015 (-32%).
Pour le blé tendre, le prix moyen à l’importation s’est établi à 192 dollars la tonne contre 251 dollars la tonne(-23%).
L’année 2016 a été marquée par une baisse constante des prix des céréales, qui ont chuté de 9,6% depuis 2015 et de 39% par rapport à leur niveau record enregistré en 2011, selon la FAO
Les prévisions de l’Organisation des Nations-unies pour l’alimentation et l’agriculture prévoient que les réserves céréalières mondiales atteindront un niveau record d’ici la fin des campagnes agricoles de 2017.
La FAO s’attend à ce que les stocks de céréales augmentent pour atteindre les 670 millions de tonnes en 2017, soit une hausse de 1,4% par rapport à la saison précédente.