La compagnie Salama Assurance Algérie trace ses objectifs pour l’exercice 2017 avec l’ambition d’atteindre une production de 5,35 milliards de dinars et un taux de croissance de 7%.

Cet objectif inclut la recherche de nouveaux moyens de booster son chiffre d’affaires, a déclaré hier son directeur général, Mohamed Benarbia. Ce dernier a mis le doigt sur la chute du prix du pétrole et la baisse de la demande d’assurance et la faiblesse du pouvoir d’achat qui ont impacté le secteur de l’assurance. Cela a induit des contraintes négatives sur le marché, a-t-il indiqué lors d’une conférence de presse. Les problèmes d’organisation des assureurs et du secteur sont réels et il y a des propositions faites au ministère des Finances pour augmenter le tarif des assurances automobiles, a-t-il ajouté.  
Continuant à décliner les objectifs de l’exercice 2017, il ajoute que les sinistres déclarés devraient être de 2,76 milliards de dianrs avec une chute de -28% par rapport à l’exercice précédent. L’objectif pour les sinistres réglés est d’atteindre 2,35 milliards de dinars avec un taux de croissance de 1% alors que les recours encaissés se situeraient à 575 millions de dinars avec un taux de croissance de 67%. Les sinistres à payer sont fixés à 3 milliards de dinars avec un taux de croissance de 16%. Cela induit déjà le fait que le résultat de Salama est parmi les plus bas. C’est ainsi la conséquence de sa politique de règlement rapide des sinistres avec une croissance continue des règlements et de sa politique rigoureuse de provisions techniques, dit le Directeur général. Il trouve anormal que « certaines compagnies, dont les provisions techniques ont chuté de façon importante, ont enregistré des résultats plus importants ». Après ces constats, le   directeur général insiste sur le fait que la compagnie a des ambitions pour améliorer la qualité de service ainsi  que les provisions techniques.
La compagnie a d’autres projets. « Nous allons commercialiser les produits agricoles car le marché se rétrécit et il faut chercher des niches où on peut faire du chiffres d’affaires. Il y a aussi le fait que la compagnie délivre le contrat takaful et nous pouvons concurrencer d’autres mutuelles », dit-il. Il précise : «On est en train d’attendre les visas et on va commercialiser les produits tout en modernisant les assurances agricoles qui sont encore loin des normes internationales. On va aller sur les assurances indiciaires basées sur un certain nombre de phénomènes pour réduire l’assurance et utiliser la statistique sur la réalité météorologique. Nous avons des partenaires internationaux qui sont prêts à nous accompagner. »
La filiale Family Takaful, qui propose un «produit islamique», est aussi dans le plan d’action. « Nous n’avions pas pu créer notre société des assurances de personnes (AP) auparavant mais on est en discussion avec des partenaires et nous finaliserons le projet avant fin 2017 », ajoute Benarbia. Avant de créer la filiale Family Takaful, il a rappelé que Salama avait déjà l’expérience de cette sorte d’assurances de 2009 à 2011.
« Nous allons faire un chiffre d’affaires rapidement car notre clientèle est en train de nous solliciter », dit-il.