Au lendemain de la libération de la première liste des opérateurs, provisoirement agréés pour l’activité de concessionnaire automobile, mais dont les noms n’ont toujours pas été officiellement communiqués, des questions se posent sur les délais que prendront les opérations d’importation.
Certes, les quatre opérateurs retenus par le Comité interministériel chargé de suivre les dossiers devront attendre encore l’agrément définitif, sans lequel ils ne pourront bénéficier de l’autorisation d’importer, mais si ces derniers remplissent les conditions requises par le cahier des charges, ils peuvent d’ores et déjà entamer les démarches nécessaires avec le constructeur qu’ils seront appelés à représenter sur le marché algérien.
Quant à l’arrivée des premiers véhicules que ces opérateurs importeront, où d’autres opérateurs qui seront retenus à leur tour, elle dépend de ces derniers, a expliqué le ministre de l’Industrie, Ferhat Aït Ali, en conférence organisée hier par l’Institut national des études de stratégie globale (INESG).
«C’est à l’opérateur de définir comment, quand et où il doit acquérir les véhicules après l’octroi de son agrément définitif», a-t-il indiqué à ce propos, après avoir affirmé que «ce ne sont pas des prérogatives du ministère de l’Industrie ou du ministère du Commerce de définir les dates d’entrée des véhicules».
Une chose est certaine, les opérateurs ayant souscrit à un agrément pour l’importation de véhicules neufs sont impatients de le décrocher, comme ils sont impatients d’entamer leurs premières commandes. Ceci d’autant que ces derniers considèrent qu’entre la date de l’obtention de l’agrément définitif et l’arrivée en Algérie des premiers véhicules, il faut attendre un minimum de six mois. «Après le parcours du combattant qui ouvre droit à l’agrément octroyé par le ministère de l’Industrie, il faut passer par d’autres formalités auprès du constructeur», nous dit un ex-concessionnaire, qui espère renouer bientôt avec son activité perdue depuis quelques années. «Il faut aussi savoir que la majorité des constructeurs automobiles ont déjà établi leur plan de production pour 2021 en fonction des commandes reçues préalablement par leurs représentants dans l’ensemble des pays. Il va falloir donc trouver une place dans ces plans et décrocher quelques quotas pour l’année en cours», poursuit notre interlocuteur pour mettre en avant la nécessité de dégager les agréments définitifs dans les plus brefs délais.
Il y a quelques jours, le président du groupe Elsecom, Abderrahmane Achaibou, abordait le sujet sur le site d’Echourouk, affirmant que «le processus d’acheminement des premiers véhicules importés en Algérie est encore long» et qu’après avoir décroché l’autorisation définitive d’importer, le concessionnaire devra engager un autre parcours auprès du fournisseur.
«Il appartient à l’opérateur de passer commande auprès du constructeur automobile, patienter jusqu’à ce qu’une réponse lui soit donnée et s’acquitter de toutes les procédures administratives dans le pays exportateur pour qu’enfin le premier véhicule soit acheminé vers le pays», a expliqué M. Achaibou, estimant la période d’attente à un minimum de 5 mois.