En prévision du mois de Ramadhan, période où la demande en viande blanche connaît une forte croissance, l’Office national de l’aliment de bétail (Onab) compte mettre sur le marché une quantité de 48 000 tonnes de poulets de chair pour une consommation estimé à 18 000 tonnes durant la période sus-indiquée. De quoi rassurer les consommateurs de la disponibilité de ce produit carné frais. Le Directeur général de l’Onab, Mohamed Matraoui, l’a annoncé, hier, à la radio nationale. A la question de savoir si les prix ne vont pas grimper comme il est de coutume au début du mois sacré, le Directeur général de l’Onab a exclu cette hypothèse en arguant qu’«avec la quantité qui sera mise sur le marché l’offre va dépasser largement la demande et donc, avancer une surenchère sur la viande blanche n’est que supputation irréaliste». Toujours à propos des prix du poulet sur les étals des détaillants en cette période, le responsable a estimé qu’il ne devrait pas dépasser les 250 DA le kilogramme. Un plafond qui ne peut que réconforter les consommateurs aux bas revenus. Le premier responsable dudit office a tenu à rappeler que les volumes importants de viande blanche qui vont être mis sur le marché «répondent à l’instruction du ministre de l’Agriculture et du Développement rural qui avait exigé de la filière avicole d’assurer le marché en quantité durant le mois de Ramadhan», a révélé le Directeur général. Faisant savoir dans ce même ordre d’idées, que les directions régionales de l’Onab avaient été sommées, à l’époque, «de remplir les batteries d’élevage afin que la production soit prête à l’abattage tout au long du mois de Ramadhan».
Interrogé sur les prix de la viande banche qui connaissent des fluctuations à la hausse tout au long de l’année, il a expliqué que «cela est due essentiellement au fait que le marché de la viande blanche est dérégulé par l’effet d’une production informelle issue de l’élevage clandestin». Et sur ce dernier, Mohamed Matraoui a indiqué que le ministre du secteur en concertation avec la Fédération des éleveurs de poulets sont arrivés à établir un cahier des charges qui va permettre de réguler le marché de la viande blanche «et ainsi, nous n’aurons plus à faire à de trop grandes fluctuations des prix de la viande blanche», a-t-il précisé. Non sans faire remarquer que grâce à ce cahier des charges, qui entrera en vigueur d’ici le mois d’octobre prochain, il sera possible de savoir quels sont exactement nos besoins exacts en poussins «repro chairs» et «repro pontes». En clair, d’importer en quantités suffisantes les sources mères et du coup réduire la facture d’importation et celle de l’aliment nécessaire pour une bonne conduite d’élevage. Rappelant au passage que son Office a importé, en 2019, des tonnages importants de maïs et de soja composants essentiels des aliments «et dont la facture s’est élevée à 1 milliard de dollars», a-t-il précisé. Un montant qui, selon le responsable, peut être à la baisse «si les agriculteurs venaient à s’intéresser beaucoup plus à la culture du maïs, d’autant plus que des expériences ont été tentées dans le sud du pays et ont donné d’excellents résultats». Poursuivant dans ce sens : «Les bons rendement obtenus peuvent susciter un engouement chez nos agriculteurs. D’autant que l’Etat encourage la culture du maïs en accordant des primes à la production à la l’image du blé dur et tendre».
Interrogé sur le fait que dans la filière avicole, on se plaint de la cherté de l’aliment, le patron de l’Onab a tout go lancé : «L’aliment est certes cher par période en raison, comme je l’ai signifié auparavant, des indus éleveurs qui parfois achètent de l’aliment plus qu’ils en ont besoin par manque de professionnalisme. Et de provoquer ainsi un déséquilibre entre l’offre et la demande».
En guise de conclusion, Mohamed Metraoui a rassuré les consommateurs que «des mesures ont été prises afin que le marché de la viande blanche soit approvisionné en quantités suffisantes et régulièrement en dépit des contraintes dans la distribution intervenues pour cause de crise sanitaires». n