Par Bouzid Chalabi
La dernière envolée des prix de la pomme de terre, atteignant par endroit du pays les 170 DA le kilogramme, un niveau sans précédent, sera certes gravée dans la mémoire des citoyens et citoyennes. Toutefois, tout un chacun espère que ce cas ne se répète pas à l’avenir.
Dans cette optique, le ministère de l’Agriculture et du Développement rural vient de prendre des mesures. Autrement dit, des dispositions sont en cours d’élaboration pour éviter au marché de la pomme de terre le scénario de l’automne 2021.
Il s’agit donc, selon le premier responsable du secteur de l’agriculture Abdelhafid Henni, «de renforcer le stock de régulation du marché de la parmentière (patate) afin de répondre aux besoins de consommation, notamment durant la période de soudure des récoltes s’étalant entre mars et avril». Une directive que le ministre a lancé à l’occasion d’une réunion consacrée à la régulation et au stockage de la pomme de terre, qui s’est tenue dimanche dernier en présence du Conseil interprofessionnel de la filière pomme de terre (CNIFPT), le représentant de l’Union nationale des paysans algériens (UNPA), le nouveau Directeur général de l’Office national interprofessionnel des légumes et viandes (Onilev) ainsi que les responsables des groupes économiques Agrolog et Gevapro, lit -on dans un communiqué dudit ministère, rendu public hier.
Abdelhafid Henni a par ailleurs souligné d’emblée «le rôle de la concertation entre tous les acteurs de la filière pomme de terre dans la préservation des acquis et la mise en place d’un mécanisme de régulation efficace visant la préservation des revenus des producteurs et le pouvoir d’achat des consommateurs». Il a recommandé à cet effet, toujours selon cette même source, de tenir des réunions périodiques avec les acteurs de tous les segments de la filière afin de prendre en considération leurs propositions et répondre à leurs préoccupations. «Rassurant que toutes les mesures ont été prises pour accompagner les producteurs et les opérateurs sur le terrain et répondre à leurs préoccupations dans la concertation et la transparence», est-il mentionné. On lit également que le ministre a mis en exergue l’importance de la déclaration des stocks constitués pour permettre une meilleure visibilité sur les quantités réelles stockées et assurer une régulation efficace du marché.
Rappelons que l’envolée du prix de la pomme de terre, au début de l’automne dernier, a mis à très rude épreuve la bourse du consommateur algérien, partant que le tubercule est très prisée par les Algériens. Comme il faut savoir que cette flambée alarmante du prix du tubercule avait à l’époque fait couler beaucoup d’encre. Pis encore, créant une certaine polémique entre les ministères concernés. A ce titre, chaque département se «disculpait» de l’origine de la surenchère sans précédent poussant ainsi et surtout les gens à bas revenus de se priver de ce légume indispensable à leur menu quotidien. Reste à savoir si les décisions prises éviteront ce qui s’est passé l’automne dernier.