Les agents immobiliers projettent une augmentation générale des prix des loyers et des cessions immobilières.

Désormais, les nouvelles taxes dont doivent s’acquitter les propriétaires de biens immobiliers se répercuteront sur les prix, une embûche de plus, notamment pour les locataires. Depuis le 1er janvier, le secteur immobilier s’adapte à la nouvelle législation mise en place par le gouvernement à travers la loi de finances 2017. « Les ventes vont encore se raréfier alors que les chiffres ne sont pas bons depuis plusieurs années», affirme le directeur de L’Hebdo Immobilier, journal hebdomadaire spécialisé. « Les nouvelles taxes imposées ne freineront pas les personnes désirant louer leur bien immobilier. Seulement, les prix risquent d’augmenter car le propriétaire répercutera à coup sûr le paiement de la taxe sur le loyer », confie-t-il. Premières personnes touchées, celles souhaitant louer un logement collectif de moins de 80 m2. En effet, l’exonération d’impôt dont bénéficiaient cette catégorie de propriétaires depuis 2009 a été tout simplement annulée par la nouvelle loi de finances, ce qui se répercutera selon les agents immobiliers interrogés « sur les modestes locataires et les étudiants » qui louent de petites superficies. Pour rappel, le taux d’IRG s’élève à 10% pour la location des habitations à usage individuel, tandis que le taux de 7% reste inchangé pour les revenus provenant de la location des habitations à usage collectif. Pour les agents immobiliers sondés, le salut pourrait passer par les nouvelles attributions AADL qui viendront grossir l’offre du parc locatif et ainsi tendre vers une baisse des prix. Justement, concernant les logements AADL, de nouvelles modifications, portées par la nouvelle loi de finances, sont également entrées en vigueur. Les logements acquis dans le cadre de la location-vente AADL peuvent être cédés par leurs propriétaires au bout de seulement deux ans, au lieu de cinq précédemment. La mesure concerne les bénéficiaires ayant procédé « par anticipation au paiement de la totalité du prix restant après le paiement de l’apport initial », précise le texte de la loi de finances 2017. Concernant les ventes, l’impôt sur le revenu global (IRG), à hauteur de 5%, est appliqué pour les revenus issus de la cession, par les particuliers, d’un immeuble bâti ou non bâti. Aussi, les permis immobiliers relatifs aux permis de construire et certificats de conformité voient leurs taxes augmenter.