Par crainte ou par mesure de précaution suite à l’apparition du choléra, de nombreux citoyens, pour ne pas dire une grande majorité, se sont rabattus ces derniers jours sur les eaux embouteillées (eaux minérales et de source) pour se désaltérer. Un besoin accentué en cette période de forte chaleur. Les détaillants enregistrent une forte demande en eaux plates depuis une semaine. Pire encore, les citoyens se sont précipités pour s’approvisionner par fardeaux entiers craignant une tension sur les eaux embouteillées. Ce qui n’a nullement été le cas car les points de vente n’ont à aucun moment manqué de bouteilles d’eau à vendre, car leurs fournisseurs ont satisfait à toutes leurs demandes. C’est ce que nous ont fait savoir des patrons de superettes du grand Alger que nous avons contactés. Ils nous préciseront au passage que « la demande en eau plate a quintuplé ces derniers jours. Nous vendons facilement 500 fardeaux de 6 bouteilles par jour. De plus toutes les marques sont vendues, même celles moins connues du grand public. Mais, en tout cas, nos étals ne se sont jamais vides car nous avons doublé nos commandes auprès de nos livreurs». L’un de ces derniers que nous avons approché lors du déchargement de sa cargaison chez un détaillant nous a affirmé que ses «rotations sont plus nombreuses et chacune comporte 25 à 30 cargaisons de 400 bouteilles chacune, et cela est rendu possible grâce à la disponibilité d’eaux embouteillées en grande quantité auprès des dépositaires-grossistes». Certains de ces derniers, installés du côté de Semmar, grand centre du négoce en gros où viennent s’approvisionner les détaillants de la capitale, contactés par nos soins nous ont affirmé tout de go que «depuis quelques jours les volumes de ventes d’eaux embouteillées ont littéralement grimpé. Le va et vient des camions livreurs se prolonge à longueur de journées, contrairement aux autres périodes où les camions de moyen tonnage ne pointaient pas plus de deux fois par semaine. Et devant cette forte demande, de surcroît inhabituelle, nous avons vite exprimé nos nouveaux besoins aux marques d’eaux de source avec qui nous travaillons. Elles ont vite répondu favorablement puisque le nombre de semi-remorques transportant des milliers de bouteilles, réceptionnées au quotidien, a doublé, voire triplé en début de semaine.
Nous disposons de quantités très importantes d’eaux embouteillées pour assurer pendant une semaine les besoins en la matière de la capitale et des grandes villes des wilayas limitrophes». Il est inconcevable que l’offre ne puisse répondre à une demande conjoncturellement en hausse, d’autant plus qu’on ne compte plus le nombre de marques d’eaux embouteillées dans le circuit commercial.
Elles seraient plus de trente, et leur nombre pourrait augmenter à moyen terme du fait du nombre de demandes d’exploitation d’eaux de source déposées par des investisseurs auprès du ministère du Commerce. B. C.