Programmée du 5 au 12 mai prochain au palais de la culture Moufdi-Zakaria, la première édition du Printemps des arts est un événement, artistique – mais aussi commercial – devant, pour la première fois à une telle échelle, mettre en relation près de 150 artistes avec de potentiels acheteurs d’œuvres d’art, dont des chefs d’entreprises privées ou des responsables de musées nationaux.

Ce sera par ailleurs l’occasion, a fait savoir, hier, le ministre de la Culture Azzedine Mihoubi, d’organiser une «journée d’étude» sur la situation et l’avenir du marché algérien de l’art. Prévue le 10 mai, cette rencontre revêt ainsi une certaine importance pour le futur du paysage artistique du pays. Les recommandations auxquelles doit aboutir la rencontre devraient servir de base de travail à l’élaboration de nouveaux règlements et textes de loi. En ce sens, la réussite du Printemps des arts serait un pas important. «Nous voulons que cela réussisse (…) et tous les moyens disponibles ont été mobilisés pour communiquer l’information aux artistes. Le nombre des candidatures sera important bien qu’elles ne seront pas toutes retenues. (…) un choix sera fait sur des critères artistiques», dira Azzedine Mihoubi, dont le ministère prend en charge le financement de cette première édition. Il a, par ailleurs, indiqué que les participants à cette journée seront largement représentatifs de la chaîne du marché de l’art, en conviant notamment des gestionnaires et directeurs de galerie, des commissaires de festival, des membres du Forum des chefs d’entreprise (FCE), dans le but de promouvoir l’achat d’œuvres d’art par le secteur privé, ou encore des directeurs de musée, des artistes ou des critiques d’art. Il, a par ailleurs, été annoncé, hier, que la rencontre portera entre autres sur la question récurrente des modalités d’exportation du travail des artistes, avec la  participation de l’Office national des droits d’auteur et droits voisins (Onda) ainsi que des représentants des Douanes, «le but est d’aboutir à l’issue des discussions à des recommandations qui pourraient être retranscrites en textes de loi ou règlement (…). Les artistes ne doivent plus vivre et travailler dans le flou juridique. Cette démarche fait partie de notre volonté de réformer la gestion du paysage artistique», a expliqué le ministre. Cette première édition du Printemps des arts convie pour rappel les artistes (plasticiens ou sculpteurs) algériens résidant au pays ou à l’étranger. Les membres du comité d’organisation ont indiqué, par ailleurs, que les artistes pouvaient encore faire parvenir leurs candidatures jusqu’au 15 avril prochain à printempsdesarts@m-culture.gov.dz, et assuré que l’initiative du ministère a été déjà bien accueillie par les artistes. Le ministre précise que la manifestation devra, à terme, atteindre son autonomie financière. «Nous voulons pérenniser cet événement (…)
A l’annonce de son organisation, nous avons constaté un fort enthousiasme des artistes, ceux résidant au pays mais également ceux de la diaspora», a-t-il indiqué.
Par ailleurs il a fait savoir que son secteur était disposé à aider à la naissance d’une publication spécialisée dans la critique artistique.