La dépréciation du dinar algérien se poursuit face aux principales monnaies. Notamment le dollar américain, qui ne cesse de marquer des points au détriment de la monnaie nationale, dont la chute ne s’arrête plus.

Par Feriel Nourine
Pour preuve, cette tendance se poursuivait, hier, permettant au billet vert d’enregistrer un nouveau record historique au détriment du DZD, selon les cotations hebdomadaires des billets de banque et des chèques de voyage, communiquées par la Banque d’Algérie, valables du 25 au 31 juillet.
Le dollar a, en effet, largement dépassé la barre de 140 DZD qu’il avait frôlée il y a quelques semaines, atteignant 141,10 à la vente, alors qu’à l’achat, il valait 132,98 DZD, pour cette dernière semaine du mois de juillet. Après une année 2020 qui l’avait vu reculer de 5,9% par rapport à la devise américaine, le dinar est en train d’inscrire son évolution dans cette même logique pour cette année 2021, aussi bien face au dollar qu’aux principales devises. Et le nouveau record de baisse affiché hier sur le tableau de change de la BA rapproche le DZD de son taux fixé par la loi de finances complémentaire 2021, à savoir 142, 20 dinars pour 1 dollar.
Sur le marché de change parallèle, le dollar valait hier 176 dinars à l’achat, contre 178 dinars à la vente. De son côté, l’euro se maintient toujours en position de très forte hausse par rapport au dinar et ce, malgré une tendance baissière affichée ces dernières semaines par la monnaie européenne. Ainsi, les guichets de banque vendaient, hier, 1 euro à 156,80 DZD, et l’achetaient à 166,48 DZD.
Au Square Port-Saïd, la monnaie unique valait 207 dinars à l’achat, contre 201 dinars à la vente. Parmi les autres monnaies fortes, la livre sterling vaut toujours son pesant d’or chez les cambistes, et 1 pound était cédé hier à 239 DZD, contre 236 DZD à l’achat.
La réouverture des frontières, il y a quelques semaines, n’aura finalement pas eu l’effet escompté par les cambistes de cette place algéroise sur le marché de change. La montée en flèche de l’euro, du dollar ou encore d’autres devises n’a pas eu lieu face à une situation sanitaire au rouge et une nouvelle fermeture des frontières qui n’est pas écartée, faisant plonger le marché de la devise dans le doute et la stagnation.
Après la fête de l’Aïd, qui a duré plusieurs jours, les revendeurs de devises sur le marché noir sont retournés, hier, à leur activité dans une ambiance bien morose, proposant leurs liasses de devises à des passants plutôt désintéressés en cette période où rien n’invite au voyage. Dans cette configuration de quasiment zéro départ vers l’étranger, les banques font l’économie de la maigre allocation touristique qu’ils accordent au voyageur algérien. n