Comme l’an dernier, le Kenyan Paul Lonyangata (25 ans) s’est imposé hier dans la capitale. En 2h06’21» (treize secondes de plus qu’en 2017), il a devancé d’une dizaine de secondes ses compatriotes Mathew Kisorio et Ernest Ngeno. Chez les femmes, la victoire est revenue à la Kenyane Betsy Saina, lauréate en 2h22’56» au terme de son premier marathon.

Le Kenyan Paul Lonyangata a conservé son titre en remportant hier le Marathon de Paris en 2 heures, 6 minutes et 25 secondes (temps officiel), après avoir dépassé dans les derniers hectomètres sa compatriote Betsy Saina, lauréate en 2h22’56» de l’épreuve féminine. A 25 ans, Lonyangata devient du même coup le deuxième athlète à signer le doublé dans la capitale, après le Britannique Steve Brace en 1989-1990.
Afin d’avoir une arrivée groupée, les organisateurs avaient programmé des départs décalés : les dames s’étaient élancées avec 16 minutes et 26 secondes d’avance sur les messieurs, soit le différentiel entre les meilleurs chronos masculin et féminin en 2017 sur la distance. Les deux courses se sont décantées seulement dans les derniers kilomètres, notamment chez les dames, sans lièvre dès la mi-course.

«J’adore Paris»
Lonyangata a été un peu moins rapide que lors de son succès en 2017 (2h06’10»). Très frais à l’arrivée, le Kenyan a devancé ses compatriotes Mathew Kisorio (2h06’36») et Ernest Ngeno (2h06’41»), le plus jeune du podium (22 ans).
Qualifié de «très talentueux et intelligent» par son manager italien Federico Rosa, Lonyangata, médaillé de bronze du 10.000 m aux Mondiaux juniors 2010, compte désormais quatre marathons (42,195 km) à son palmarès. «J’adore Paris», s’est logiquement exclamé le lauréat, ménagé ces dernières années en raison de tendons fragiles.
A défaut d’offrir des dotations équivalentes aux «majors» de Londres, Berlin ou New-York, le Marathon de Paris a confirmé qu’il était un tremplin pour révéler des talents.

Saina, reine chez les dames
Chez les dames, Saina (29 ans) a précédé sa compatriote Ruth Chepngetich (2h22’59»), partenaire d’écurie de Lonyangata, et l’Ethiopienne Gulume Chala (2h23’06»). Une autre favorite, l’Ethiopienne Amane Gobena, a abandonné, souffrant à une cuisse, après avoir heurté le coin d’une table lors du dernier ravitaillement.
Le match annoncé au féminin entre le Kenya et l’Ethiopie, les deux grandes puissances des courses sur route, a tourné court au dernier ravitaillement quand l’Ethiopienne Amane Gobena a abandonné, souffrant à une cuisse après avoir heurté le coin d’une table.