Le Kenyan Eliud Kipchoge, abandonné par ses lièvres au 25e km, a battu le record du monde du marathon en 2h01’39’’ en 2h01’39’’, hier à Berlin, au terme d’une course particulière. Le Kenyan de 33 ans a effacé l’ancienne marque de son compatriote Dennis Kimetto, auteur de 2h02’57’’ en 2014, déjà sur le parcours roulant de la capitale allemande. Kipchoge a largement devancé la concurrence. Ses compatriotes Amos Kipruto (2h06’23») et Wilson Kipsang (2h06’48’’) complètent le podium.

Kipchoge est parti sur des bases élevées, passant au semi-marathon en 1h01’06’’, soit le semi le plus rapide jamais couru à Berlin, théâtre des six derniers records du monde. Abandonné par ses lièvres bien plus tôt que prévu, Kipchoge s’est retrouvé seul à partir du 25e kilomètre. Il a néanmoins réussi à poursuivre son accélération pour terminer en «negative split», c’est-à-dire avec un deuxième semi plus rapide que le premier.
Eliud Kipchoge, qui possédait un record personnel à 2h03’05’’, a donc pulvérisé le précédent record de Kimetto. L’an passé, à Monza, il avait réussi 2h0’25’’ dans des conditions non homologuées par l’IAAF (parcours sur circuit automobile, multiples lièvres se relayant, ravitaillements optimisés) et a fait fructifier son expérience pour briser la barrière des 2h02’ en Allemagne.
«Je ne voulais pas le rater une troisième fois !»
« Est-ce que je suis un héros ? Oh, je ne sais pas. Je suis d’abord très reconnaissant pour ce qu’il m’arrive aujourd’hui. Je remercie le public, mon coach Patrick Sang, mes managers, l’organisation du marathon de Berlin, les spectateurs. Merci, merci à tous, c’est ma première pensée. J’avais déjà raté deux fois le record du monde ici alors je ne voulais pas le rater une troisième fois ! J’ai dû courir les derniers 17 kilomètres tout seul, sans lièvre ni adversaire, et c’était très dur. Mais je me suis tellement préparé que je j’avais une grande confiance en mon entraînement et en mon coach. Je pensais à tous les efforts consentis ces derniers mois au Kenya pendant les ultimes kilomètres, ça m’a aidé à tenir. »
JM-2021: une commission du comité international des JM prochainement à Oran
Une commission du Comité international des Jeux méditerranéens (JM) effectuera prochainement une visite d’inspection à Oran qui abritera en 2021 la 19e édition de ces jeux, a-t-on appris hier de la direction locale de la jeunesse et des sports (DJS).
Cette visite sera mise à profit pour évaluer l’état d’avancement des travaux au niveau des différents sites programmés pour abriter les compétitions officielles de la manifestation sportive, ainsi que le village méditerranéen en cours de réalisation où seront hébergées les différentes délégations, a précisé la même source.
Une grande dynamique marque les différents chantiers ouverts déjà depuis plusieurs années en vue des jeux méditerranéens, en particulier le nouveau complexe sportif et le village méditerranéen, situés dans la commune de Bir El Djir (Est d’Oran).
Les deux sites en question font presque hebdomadairement l’objet de visites d’inspection par le wali d’Oran qui ne cesse de mettre la pression sur l’entreprise chinoises réalisatrice des deux projets pour les livrer dans les délais impartis.
Même le ministre de la jeunesse et des sports, Mohamed Hattab, a effectué, la semaine passée, une halte du côté du chantier du complexe sportif, composé entre autres d’un stade de 40.000 places, d’un stade d’athlétisme, d’une salle omnisport et d’un complexe nautique. Il a à son tour insisté sur la nécessité d’achever les travaux dans les délais fixés.
Selon les prévisions de la direction des équipements publics de la wilaya d’Oran, le stade de 40.000 places sera livré lors du premier trimestre de 2019, le complexe sportif à la fin de la même année, alors que le village méditerranéen sera fin prêt en début de l’année 2020.
Outre ces infrastructures, une enveloppe budgétaire de 1,94 milliard DA vient d’être débloquée pour réaménager et rénover pas moins de six sites sportifs concernés par les JM de 2021, comme le Palais des sports Hammou-Boutelilis, la piscine olympique de M’dina J’dida, le complexe de Tennis de Haï Essalem ainsi que complexe équestre d’Es-Senia.