Le ministère de la Solidarité nationale vient d’être dessaisi de la mission d’édition et d’impression des manuels scolaires destinés aux personnes à besoins spécifiques.

Désormais, c’est le ministère de l’Education nationale qui en a la charge par le truchement de l’Office national des publications scolaires.

De bonnes sources ont, en effet, fait état hier de la décision du gouvernement de confier l’impression des manuels et des livres destinés aux insuffisants visuels ou souffrant d’autres handicaps à l’Office national des publications scolaires (ONPS). Une charge qui était confiée depuis plus de trois années au ministère de la Solidarité, de la Famille et de la Condition féminine. Ces mêmes sources soulignent que la décision de ce transfert de compétence a été confirmée hier par la ministre de l’Education nationale, Nouria Benghebrit, alors qu’elle se trouvait en visite au siège de l’ONPS à El Achour sur les hauteurs d’Alger. Sur place, Mme Benghebrit a lancé officiellement le service d’édition en braille, lequel devrait être pleinement opérationnel d’ici la fin de l’année, indique-t-on. Le passage de la Solidarité nationale à l’Education nationale des moyens d’édition et de pédagogique, destinés aux personnes à besoins spécifiques, semble être dicté par le bon sens et la conviction que le département actuellement géré par Mme Benghebrit est mieux approprié pour la diffusion des outils pédagogiques qui leur sont destinés. Il n’en demeure pas moins que l’imprimerie « braille », qui était gérée avant cette décision par le ministère de la Solidarité nationale et achetée par ses services en 2013, a, pour rappel, fait l’objet d’une enquête de la part de l’IGF et de la Cour des comptes. Dans son rapport 2013, la Cour des comptes mentionnait des anomalies dans la transaction d’achat de cet équipement. Le montant initial avancé et sans doute surfacturé, pour cette imprimerie « de pointe », indique à Reporters une bonne source, était de 20 milliards de centimes. Finalement, et après avoir affirmé que la transaction d’achat s’était déroulée à son insu et avant qu’elle ne prenne la tête du ministère de la Solidarité nationale, Mounia Meslem « n’a validé que le montant de 5 milliards de centimes ».
Selon certains, l’affaire de l’imprimerie Braille, qui se trouve à Birkhadem dans les locaux du Centre de formation de la Solidarité nationale, a été à l’origine du limogeage de l’ancien inspecteur général, Benali Djaballa, et de l’ex-Secrétaire général du ministère de la Solidarité nationale, Belkacem Aït Saâdi.