Le Front des forces socialistes (FFS) a exprimé, hier, son inquiétude face à  la situation en Kabylie et dans d’autres régions du pays, où les feux de forêt ne cessent, depuis deux semaines,  d’avancer, dévorant des centaines d’hectares de végétations et brûlant vifs plusieurs espèces de la faune sauvage. Une catastrophe qui n’épargne pas non plus les biens particuliers, dont les pertes ne sont plus à compter chez des propriétaires sous le choc.

« Plusieurs centaines d’hectares sont parties en fumée et des pertes inestimables sont enregistrées, dont des biens de particuliers et des espèces animales et végétales », constate le FFS dans un communiqué, avant de pointer  un doigt accusateur sur les responsables de ce désastre. « C’est un véritable crime perpétré contre l’homme et la nature ! », lance-t-il a ceux qui participent par leur incivisme, voire par des actes criminels, à provoquer et attiser les feux de forêt. Mais si le drame que vivent nos forêts est en train de prendre une telle ampleur, synonyme d’une « situation apocalyptique », note encore le même parti,  c’est aussi pour cause de « laxisme des autorités», déduit-il, tout en s’indignant du « manque de moyens nécessaires pour faire face à de tels sinistres naturels ». Il rappelle sur ce registre « les inondations qui ont occasionné une situation chaotique au Sud du pays et ont déjà montré l’incompréhensible fébrilité de l’Etat face à ce genre de catastrophes naturelles ».

Depuis le 1er juin et jusqu’au 25 juillet, ce sont plus de 840 feux  qui ont été recensés par la Protection civile à travers le pays. Ces feux ont ravagé plus de 6 500 hectares de végétation dont 1 500 ha de forêt, 1 500 ha de maquis, 2 800 ha de broussaille, 3 000 palmiers, 5 300 arbres fruitiers, 300 hectares de blé et 734 ha d’orge. Outre les conditions de fortes chaleurs, le facteur humain est pleinement   partie prenante dans ce désastre et ce, à travers  l’incivisme dont se rendent coupables les populations des régions forestières qui s’adonnent, parfois inconsciemment, à des actes  qui ne pardonnent pas. Concernant la lutte contre les incendies de forêt, le Directeur général des forêts, Ali Mahmoudi, a mis l’accent, il y a quelques jours, sur la nécessité de la conjugaison des efforts, précisant que cette mission ne doit pas être perçue comme étant du ressort « exclusif » des directions des Forêts ou de la Protection civile.