La contestation estudiantine est toujours palpable. Hier, Alger a encore une fois “sursauté” sous les pas des manifestants. Un rendez-vous hebdomadaire régulier depuis le 26 février dernier. La manifestation de mardi passé ne ressemblait pas à celle d’avant. Le contexte était bien différent et les données avaient, entre-temps, changé. Le refus de l’élection présidentielle avait rassemblé une grande foule le 10 décembre et la determination était bien visible sur les visages (voit vidéo en dessous). Les slogants étaient nombreux et beaucoup croyaient aussi à la possibilité du report.

Réalisation: Salim KOUDIL


Par contre, hier, il y avait, par rapport à mardi passé, moins de monde. Certains l’expliquent par la déception d’après vote. Néanmoins, deux faits ont marqué cette manifestation. Le premièr est la “pénurie” de slogans. Les manifestants semblaient se contenter essentiellement de cibler Tebboune et n’arrivaient pas à susciter l’enthousiasme habituel au sein de la foule. D’ailleurs, il était fréquent, tout au long de la marche enclenchée à la place des martyrs et “terminus” devant la Fac Centrale, de voir passer plusieurs “vagues” de manifestants avançant en silence.

Réalisation: Salim KOUDIL


Le second fait est la présence, dans le cortège, de plusieurs personnes avec un oeil masqué par un pansement. Une manière de montrer leur soutien aux manifestants qui auraient été éborgnés lors des violences policières constatées quelques jours avant, à Bouira et Oran. Symbolique, ce geste n’est pas passé inaperçu. Les pharmaciens se frottent déjà les mains et s’attendent à une vente record des pansements en perspective de la manifestation de vendredi passé.