Le verdict concernant les 18 manifestants arrêtés le 5 octobre dernier, lors des manifestations à Alger, est tombé hier au Tribunal de Sidi M’ Hamed, qui a condamné 8 personnes, placées en détention provisoire, à 6 mois de prison avec sursis. Tandis que 9 autres ont été relaxées. Un 18e détenu a été condamné à 1 an de prison, dont 6 mois fermes, dans un second dossier, selon le Comité national pour la libération des détenus (CNLD).
Le Procureur avait requis 1 an de prison ferme pour les 18 accusés, 100 000 DA d’amende pour les personnes détenues et 50 000 DA pour les non détenues.
Condamnations à 6 mois de prison avec sursis pour le chef d’inculpation « attroupement non armé » et « incitation à troubles de l’ordre public » concernent Lounès Dali, Hamza Ben Ghouba, Hicham Atlaoui, Menouar Ouazène, Bennouna Mustapha Abdeldjabbar, Zohir Achouche, Hakim Mouhoubi et Mounir Ferragh. Placés en détention provisoire, le 7 octobre dernier, ils ont été relâchés à la suite de la prononciation du verdict.
Les personnes relaxées sont Seddik Touaoula, Tarek Hamoudi, Kamel Merouani, Fatehi Diyaoui, Amine Ougour. Merouani Oualouche, Bilal Kebir, Nasredine Behram et Mohamed Elhadi Kab. Ils avaient été interpellés puis placés en garde à vue durant 48 heures, le 5 octobre dernier, avant d’être relâchés après comparution immédiate par le juge d’instruction,
Le CNLD précise que dans un second dossier, Mohamed Amine Belmokhtar reste en prison car il a été condamné à 1 an de prison dont 6 mois fermes pour le chef d’inculpation «d’atteinte à la personne du président de la République».