Le processus de renouvellement des instances sportives algériennes, entamé fin janvier, a enregistré un ralentissement et plusieurs fédérations qui ont procédé à l’adoption de leurs bilans moral et financier ont été « interdites » d’organiser leurs assemblées générales électives avant la validation de leurs bilans par les services du ministère de la Jeunesse et des Sports (MJS).

La mauvaise gestion pour certaines fédérations et l’échec aux Jeux olympiques 2016 (JO-2016) à Rio et aux différents championnats du monde entre autres, seraient derrière des décisions d’inéligibilité à l’encontre de certains présidents de fédération en fin de mandat. Les fédérations sportives avaient signé des contrats d’objectifs pour le mandat olympique (2013-2016), s’engageant, en contrepartie de moyens financiers, à réaliser des résultats. « En tant que bureau, nous avons signé un contrat d’objectifs pour l’obtention d’une médaille de bronze lors des Jeux olympiques de Rio, chose qui n’a malheureusement pas été réalisée.
Je souhaite bonne chance au nouveau président et à son équipe », Messaoud Mati. Il a tenté ensuite de défendre son bilan : « L’Algérie a qualifié cinq judokas pour les JO-2016. Avec le système actuel très compliqué de qualification, aucun pays africain n’a réussi ce pari ».

 

Rejet de dossiers et report d’AGE
Le MJS a commencé par instruire le secrétariat général de la Fédération algérienne des sociétés d’aviron et de canoë kayak (Fasack) de reporter l’AG élective (AGE) initialement prévue vendredi dernier à une date ultérieure. Abdelmadjid Bouaoud était le seul candidat en lice pour succéder au président sortant Bachir Djelouat. Pour sa part, Messaoud Mati et son bureau, dont les bilans moral et financier 2016 sont passés à l’unanimité (40 voix oui sur 40 votants), se sont vu notifier une décision d’inéligibilité du MJS et l’AG élective a été reprogrammée pour le 16 février.
On parle de «plus de 10 présidents» de fédération qui seraient déclarés inéligibles dans les jours à venir, exactement comme c’était le cas en 2013. «Le véritable problème est l’absence des anciens athlètes internationaux et de compétences avérées au sein des assemblées générales.
Ce n’est pas du tout normal que des AG de grandes fédérations comptent 40 ou 50 membres seulement», sont unanimes à dire d’anciens athlètes internationaux contactés par l’APS. Une évaluation périodique s’imposerait donc pour redresser des situations et ne pas attendre la fin du mandant, faisant perdre au sport national des années et la déperdition de jeunes athlètes prometteurs.