En Ligue des champions, la magie opère toujours. Surtout à Old Trafford. En Premier League, ce n’est pas mal non plus. Le bilan de Cristiano Ronaldo depuis son retour à Manchester United est très bon, individuellement : 6 buts en 8 rencontres. Mais seulement bon, collectivement. Les Red Devils ne sont ainsi que 6e du championnat après 8 journées, à la veille d’une cruciale réception de Liverpool (2e) cet après-midi (16h30). Dans un entretien accordé à Sky Sports, diffusé ce samedi, CR7 a demandé de la patience aux fans mancuniens : « Manchester United est dans une période de changement, avec mon recrutement mais aussi ceux de Raphaël [Varane] et Jadon [Sancho]. L’adaptation prendra du temps, concernant notre système de jeu aussi. » Sans faire preuve de pessimisme : « Nous devons garder en tête que tout est possible. » Le quintuple Ballon d’Or place « le collectif en première position » et estime que trouver l’alchimie ne sera pas aisée : « C’est plus facile de gagner des trophées individuels. « La clef, selon lui : que chaque joueur apporte sa pierre à l’édifice et «fasse des sacrifices pour l’équipe ». « Chacun doit connaître son rôle. Je connais mon rôle dans l’équipe, dans le club… c’est de marquer des buts et d’apporter mon expérience, ma compréhension du jeu », explique-t-il.

« La critique fait partie du business »
Cristiano Ronaldo a par ailleurs été interrogé sur une potentielle retraite internationale, qui pourrait lui permettre de se consacrer à faire perdurer sa carrière en club. « Mais pourquoi ? Je pense que ce n’est pas encore mon heure », a répondu le Portugais de 36 ans. Cette heure sonnera lorsque son niveau et son envie déclineront : « Quand je ne me sentirai plus capable de courir, dribbler, tirer, quand je n’aurai plus cette puissance… mais j’ai toujours cela et je suis motivé. » « Je veux continuer. J’aime le football et rendre les gens heureux », a insisté Cristiano Ronaldo, qui suscite également des critiques, proportionnelles à son aura. Il s’en nourrit : « La critique fait partie du business. Je ne m’en soucie pas. Je vois même cela comme une bonne chose (…) Continuez comme ça parce que je vais encore fermer des bouches et gagner des choses. » Cela traduit d’après lui sa capacité à rester au sommet : « Si vous demandez aux moins bons élèves d’une école s’ils aiment le meilleur, ils vont répondre qu’ils ne l’aiment pas. » Et Manchester United veut réapprendre à se faire détester.