L’Organe national pour la protection et la promotion de l’enfance (ONPPE) a reçu, depuis le début de l’année en cours à ce jour, 1 480 signalements concernant des cas d’atteinte aux droits des enfants via le numéro vert 1111 et 500 cas d’atteinte aux droits des enfants en période de confinement, a indiqué hier à Alger la Déléguée nationale de la Promotion et de la protection de l’enfance, Meriem Cherfi.
Dans une déclaration à la presse, en marge d’une rencontre tenue avec le réseau de la société civile pour renforcer les droits de l’enfant, Meriem Cherfi a révélé qu’il s’agit de cas de maltraitance, d’abandon et de mendicité, Elle a précisé, dans ce cadre, que le nombre de cas a enregistré une baisse par rapport à la même période de l’année dernière du fait que les enfants soient restés chez eux durant la période du confinement. A cette occasion, elle a appelé les citoyens à signaler les cas d’atteinte aux droits des enfants via le numéro vert 11 11 en vue de permettre à l’ONPPE d’intervenir au moment opportun.
Elle a également relevé l’enregistrement de plusieurs appels émanant de familles ayant rencontré des difficultés avec leurs enfants en période de confinement, notamment les autistes. Ce qui a amené l’ONPPE à faire appel aux spécialistes dont la Fédération nationale algérienne d’autisme (FNAA) qui a mis à la disposition de l’ONPP des spécialistes pour donner des recommandations aux familles via le numéro vert.
S’agissant de la rencontre avec le réseau de la société civile pour renforcer les droits de l’enfant, la Déléguée nationale de la Promotion et de la protection de l’enfance a précisé que cette rencontre avait pour objectif d’évaluer les actions menées par ce réseau sur le terrain, notamment en cette conjoncture exceptionnelle, mais également l’élaboration d’un plan à l’occasion de la rentrée sociale.
Elle a annoncé à cette occasion que l’Organe qu’elle préside œuvrera avec le Fonds des Nations unies pour l’enfance et l’Organisation de réforme pénale à «développer les capacités de tous les acteurs dans le domaine de protection de l’enfance».
Pour sa part, le président du réseau de la société civile pour renforcer les droits de l’enfant, Adel Bourguazene, a déclaré que cette rencontre avait permis de tracer «un plan spécial» post-pandémie pour la rentrée scolaire outre l’élaboration d’un programme de formation au profit des associations à travers les différentes régions du pays en vue de leur permettre «de jouer leur véritable rôle dans le renforcement des droits de l’enfant».