Un soldat nigérien a été tué et un autre blessé, ainsi que deux soldats français, lors de combats avec des jihadistes au Mali, a indiqué hier mercredi l’état-major des armées françaises. Mardi, au cours d’une mission de reconnaissance, des soldats de la force française antijihadiste Barkhane et de la 114e compagnie de sécurité intérieure nigérienne «ont été pris à partie» par des jihadistes, selon le porte-parole de l’état-major, le général Frédéric Barbry. «Au cours de cette action de combat, un militaire nigérien a perdu la vie, un second a été blessé», a-t-il ajouté. «Deux militaires français ont également été blessés. Ils ont été évacués et pris en charge par l’hôpital militaire de Gao. Leur pronostic vital n’est pas engagé». Les soldats au sol ont été appuyés par des hélicoptères d’attaque et des avions de chasse. Ils ont «neutralisé» les jihadistes, dont le nombre n’a pas été communiqué, a précisé le porte-parole. Barkhane est officiellement promise à une fin prochaine. Elle sera remplacée d’ici 2023 par un dispositif international plus léger d’appui et d’accompagnement au combat des troupes locales, au prix d’une montée en puissance espérée des Européens et d’un investissement majeur des pouvoirs africains. La France souhaite ne plus essayer de sécuriser des zones où les Etats africains n’arrivent pas à garder pied, pour se concentrer sur la lutte ciblée contre les jihadistes. Une réorientation qui intervient alors que l’élection présidentielle française de 2022 se rapproche et que l’effort militaire suscite des interrogations croissantes en France, notamment au regard des 50 soldats tués au combat depuis 2013.