Selon l’APS, les présidents des autorités intérimaires dans le Nord Mali seront installés à partir d’aujourd’hui. Leur installation, rappelle-t-on, est prévue par l’Accord de paix et de réconciliation, signé à Alger en 2015.

«Sur proposition du gouvernement du Mali, Hassan Ag Fagaga de la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA) a été désigné président des autorités intérimaires dans la région de Kidal» (nord-est), précise l’agence de presse citant un communiqué du ministère malien de l’Intérieur. Selon ce document, M. Ag Fagaga sera installé aujourdhui par le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation Mohamed Ag Erlaf. La présidence de Gao est revenue à Djibrilla Maïga, de la plate-forme et celle de Tombouctou (nord-ouest) sera entre les mains de Boubacar Ould Hamadi (de la CMA), tandis que celle de la région de Taoudéni est confiée au gouvernement qui a retenu Hamoudi Sidi Ahmed Aggada. Pour la région de Ménaka (nord-est), la présidence est confiée à Abdoul Wahab Ag Ahmed Mohamed, du Mouvement pour le salut de l’Azawad (MSA). En vertu de l’accord de paix au Mali signé en mai-juin 2015, les autorités intérimaires devront gérer ces cinq régions, en attendant l’élection par la population d’assemblées dotées de pouvoirs importants. Leur mission sera notamment de préparer ces élections et de favoriser le retour des déplacés. Le ministre malien de la Sécurité et de la Protection civile, Salif Traoré avait soutenu lors de sa récente visite à Alger le 13 février dernier, qu’il y avait des « avancées » sur le terrain depuis la signature de l’Accord de paix et de la Réconciliation. « Depuis deux ans, l’Accord a eu des avancées mais il y a eu un certain nombre de blocages, et c’est pourquoi, le ministre Ramtane Lamamra s’est rendu à Bamako vendredi dernier pour essayer de faire bouger les lignes », avait-il déclaré à la presse au terme de son entretien avec M. Lamamra. Il avait indiqué avoir « bon espoir » que les résultats auxquels « nous avons abouti nous permettront de faire encore des avancées significatives, notamment dans la mise en place des autorités intérimaires, pour la reprise des patrouilles conjointes, dans le cadre du mécanisme opérationnel conjoint ».