Le Comité national pour le salut du peuple (CNSP) au Mali a engagé lundi une série de consultations avec « les forces vives de la nation » pour discuter sur « le format de la transition » après le changement inconstitutionnel ayant abouti à la démission forcée du président Ibrahim Boubacar Keïta. Le CNSP, crée par les militaires mutins, a programmé lundi « une série d’audiences (avec les) forces vives de la nation, en préparatif des assises sur le format de la transition », dit-il sur son compte Twitter (voir en dessous).

Capture d’écran du tweet du CNSP

Un calendrier des audiences accordées par le CNSP aux différentes parties, prévoyait des rencontres séparées avec des représentants de partis politiques, de syndicats, du patronat, de la diaspora et des communautés religieuses. La première réunion de, prévue samedi avec les organisations politiques et civiles sur un futur transfert des pouvoirs, a été reporté par le Comité « à une date ultérieure » en invoquant des « raisons d’ordre organisationnel ». Réunis vendredi en sommet extraordinaire sur la situation au Mali, les pays d’Afrique de l’Ouest ont réclamé aux militaires mutins le lancement immédiat d’une « transition civile » et des élections d’ici 12 mois, en échange d’une levée progressive des sanctions. Lundi dernier, le porte-parole des militaires mutins, Ismaël Wagué a indiqué que « toute décision relative à la taille de la transition, au président de transition et à la formation du gouvernement, se fera entre Maliens (…) conformément à notre première déclaration ». « Je tiens à rassurer les uns et les autres qu’aucune décision ne sera prise par rapport à la transition sans cette consultation massive », a-t-il promis.