La ministre allemande des Affaires étrangères Annalena Baerbock a prévu de rencontrer le chef de la transition malienne lors d’un déplacement cette semaine au Mali au moment où Berlin envisage de retirer ses soldats du pays, a indiqué lundi son ministère. La ministre sera au Mali puis au Niger de lundi soir à samedi. Le but de ce voyage est notamment «de se faire une idée précise de la situation politique et sécuritaire» en vue de décider du maintien ou non de la Bundeswehr, dont le mandat sur place expire en mai, selon un porte-parole du ministère. «Des entretiens sont prévus» avec le colonel Assimi Goïta, et le chef de la diplomatie Abdoulaye Diop, a précisé ce porte-parole lors d’une conférence de presse. Une des questions du voyage est de «savoir quelles conséquences le fait qu’il n’y ait actuellement aucun progrès au Mali sur la voie du retour à la démocratie peut avoir sur la coopération» avec ce pays, a-t-il ajouté. La ministre allemande de la Défense était au Mali ce week-end. Avec le voyage de Mme Baerbock, il s’agit des premières représentantes européennes d’importance à se rendre dans le pays depuis l’annonce du retrait de la force anti-jihadiste française Barkhane et du dispositif européen Takuba en février. Plusieurs pays ont entrepris de réexaminer leur participation à la mission des Nations unies au Mali, la Minusma, qui comprend quelque 14.000 militaires et policiers, ainsi qu’aux deux missions de formation de l’UE. En mai, les députés du Bundestag doivent décider si la Bundeswehr poursuivra sa participation, le gouvernement ayant déjà exprimé son scepticisme sur le sujet. Quelque 300 soldats allemands participent à la Mission de formation de l’Union européenne au Mali (EUTM), et 1.100 soldats à la Minusma.