Il aura été l’un des « Fennecs » les plus performants lors de la dernière Coupe d’Afrique des nations 2019 (21 juin – 19 juillet) remportée par l’Algérie en Egypte. Youcef Belaïli a montré, à 27 ans, qu’il n’a rien perdu du talent qu’on lui connaissait avant qu’il ne soit suspendu pour prise de produit «dopant». Aujourd’hui, à quelques jours de la fermeture du mercato, fixée à la fin du mois dans la plupart des championnats européens, il ne sait pas où il va évoluer.

Le choix est là : privilégier l’aspect sportif et aller faire ses preuves en Europe comme les grands joueurs en rêvent ou céder à la tentation du Golfe et le gros chèque. D’un côté, il y a les options Al-Sadd et Al-Duhail (Qatar Stars League) qui seraient disposés à le faire signer contre une indemnité conséquente. D’un autre, les sirènes européennes et l’opportunité de tenter sa chance dans un continent au football très exigeant mais plus passionnant. Durant la CAN égyptienne, l’Oranais aura été une pièce importante dans le dispositif de Djamel Belmadi qui n’a pas hésité à lui faire confiance en le préférant à Yacine Brahimi qui sortait d’une bonne saison avec le FC Porto (Portugal). Une décision forte et une pression que le sociétaire de l’ES Tunis a parfaitement assumées en livrant un tournoi des plus aboutis. Surtout sur le plan physique où il n’a pas donné l’impression d’être gêné par le rythme et l’intensité des rencontres. Tout le monde s’est accordé à dire que l’ancien du MC Oran et de l’USM Alger doit penser à franchir un cap et tenter une aventure en Europe tant il donne l’impression d’avoir le bagage nécessaire pour s’exporter.

Les prétendants
La destination la plus probable en Europe reste le championnat de France où il avait déjà fait une petite pige au SCO Angers après la fin de sa suspension de deux ans. Le président des Angevins, Saïd Chaâbane, lui avait donné une opportunité en or en septembre 2017 alors qu’il n’avait même pas encore purgé sa sanction. Mais l’aventure avait tourné court car le joueur ne se sentait pas très bien. Belaïli avait décidé de revenir à l’Espérance Tunis avec lequel il a pu remporter les deux dernières Ligues des Champions CAF. On ne peut pas dire que le «numéro 8» de l’EN se soit trompé de choix parce que ce rebond en Tunisie lui a permis de retrouver le niveau qu’on lui connaîssait quand il évoluait avec la formation usmiste. La récompense était cette convocation pour la messe continentale et la couronne de champion à laquelle il aura grandement contribué. Le fait d’avoir brillé lors de la compétition biennale lui ouvre des portes de sorties. Les Girondins de Bordeaux lui proposeraient un contrat. Même le SCO d’Angers penserait à tenter une seconde collaboration avec le milieu offensif. Aussi, il y a le club de Bruges, vice-champion de Belgique, qui aurait sondé l’Algérien pour le convaincre de rallier la Jupiler League. Assez d’offres pour un «Vert»  sollicité mais qui ne sait toujours pas quelle offre accepter. Une chose est certaine, il ne devrait pas porter la tunique «Sang et Or» une autre saison.