Même s’il n’a pas pris les mêmes pour recommencer, Djamel Belmadi, sélectionneur national, a, encore une fois, su mener les
« Fennecs » vers un autre succès (1-0) grâce à un but de Ramy Bensebaïni dès la 6e minute. Pour les retrouvailles, vendredi soir en Autriche face au Nigéria en amical, l’EN a été largement remaniée. Cela ne l’a pas empêchée de préserver son invincibilité qui dure depuis 18 rencontres (15 victoires et 3 nuls) maintenant. La mentalité de la gagne est ancrée. Même s’il y a toujours des choses à régler.

C’est en affichant une grande satisfaction que Belmadi a animé la conférence de presse d’après-match au Wörthersee Stadion. Après 11 mois d’inactivité, en raison de la pandémie de la COVID-19 pour les Verts, la rentrée des classes s’était plutôt bien passée malgré un sérieux examen programmé d’emblée. En face, il y avait un mastodonte du football africain : les Nigérians qui pèse trois sacres dans la CAN, 15 demi-finales et 7 finales en 18 participations.
Certes, la partition des « Guerriers du Désert » n’était pas parfaite. Cela trouve explication dans le bon nombre de changements opérés dans le onze avec l’opportunité donnée aux habituelles doublures. Belkebla, Boulaya, Tahrat Benrahma et Delort ont été titularisés pour avoir une chance de briller alors que Helaïmia a connu sa première sur le flanc droit en raison des absences cumulées d’Atal et Zeffane blessés.

Faculté d’adaptation
Sur le résultat de la rencontre, le chef de la barre technique algérienne a estimé qu’« on aurait pu gagner par un score plus large » face à une équipe du Nigéria « qui laisse très peu d’espace, très juste. On avait repéré deux ou trois faiblesses qu’elle pouvait avoir avec certains joueurs. Aujourd’hui, ils en ont fait jouer d’autres donc ça a un peu perturbé certaines informations que j’ai pu donner aux joueurs, mais ils se sont très bien adaptés à ça.» En alignant une équipe « bis », le driver d’« El-Khadra » a aussi estimé que sa défense centrale, composée de Mandi et Tahrat, qui a remplacé Benlamri, « a été parfaite, ils ont su être durs sur l’homme et sortir le ballon proprement.» Pour l’entre-jeu, « Belkebla et Abeid ont été énormes au milieu de terrain. Dans le pressing, harcèlement et le défi physiques. Techniquement, ils étaient également très propres. » Quant à celui qui faisait son baptême du feu, à savoir Helaïmia, Belmadi a admis qu’« il a eu une première mi-temps délicate » en jugeant qu’« en 2e mi-temps, il a su relever le niveau et il a été bon. Il avait la pression pour un premier match, c’est normal. En plus, en face, c’est le Nigeria, pas un adversaire simple.»

Place aux redoutables Mexicains
Dans l’ensemble, l’architecte de la 2e consécration africaine de l’Algérie en Afrique a décelé beaucoup de motifs de satisfaction. En sortant vainqueur de ce duel contre les « Super Eagles », qui n’ont pas été vraiment dangereux pour inquiéter un Oukidja, préféré à M’Bolhi avant-hier et « très sûr de lui et appliqué », le capital confiance ne peut qu’augmenter. Cela est très important avant d’aborder les échéances décisives à venir avec les campagnes qualificatives pour la CAN-2021 au Cameroun et la Coupe du Monde 2022 au Qatar.
Cependant, avant cela, il y aura le Mexique à affronter dans deux jours à La Haye (Pays-Bas). Un autre adversaire coriace avec un football différent de celui du Nigéria. En face, Farid Boulaya, excellent vendredi soir en se montrant très productif et inspiré dans le secteur médian, & cie auront des Aztèques qui restent sur une série de 7 succès de rang et 18 victoires et 19 rencontres. Seule l’Argentine, le 11 septembre 2019, a pu les dominer sur cette période. Chose que les Champions d’Afrique essayent d’imiter avec la volonté de rester invaincus. n