La Délégation nationale à la sécurité routière (DNSR) a fait savoir que le nombre d’accidents de la route avait enregistré une baisse relativement importante et que l’année 2020 est la moins « meurtrière » depuis 1975.

Par Nadir Kadi
Le bilan de l’année recense, en effet, un total de 18 949 accidents sur l’ensemble du territoire, alors que le même indicateur pour l’année 2019 s’élevait à 22 507 accidents. La DNSR, qui estime ainsi la baisse à -15,8%, ajoute que le nombre de décès dus aux accidents de la route a lui aussi diminué de -13,16%, passant de 3 275 morts, en 2019, à 2 844 morts en 2020. Le même bilan, jugé « encourageant », fait par ailleurs état de 25 836 blessés contre 31 010 blessés en 2019 (-16,68%). Des statistiques qui font de l’année 2020 la moins « meurtrière » depuis 1975, mais également l’année ayant causé le moins de « blessés de la route » depuis 1974 et d’accident de la route depuis 1970.
En ce sens, la Délégation nationale à la sécurité routière, qui estime que ces résultats sont dus « aux efforts considérables et permanents de tous les acteurs, notamment la multiplication des opérations de sensibilisation aux risques des accidents de la route », explique par ailleurs que « les mesures strictes de prévention ayant été prises afin de limiter le déplacement des citoyens et des véhicules dans le cadre de la lutte contre la Covid-19 » avaient également eues un large impact. Quant aux facteurs des accidents enregistrés en 2020, la DNSR précise que l’excès de vitesse reste la principale cause. Il est en ce sens noté que 17,15% des accidents, soit 3 249 accidents avait pour raison directe un excès de vitesse, alors que le « manque de vigilance des conducteurs » a été retenu pour origine dans 2 601 accidents, et « la perte du contrôle de véhicule » lors de 1 259 accidents.
Bilan annuel qui s’est également attardé sur le profil des conducteurs incriminés dans les accidents de la route en 2020, il apparaît que les nouveaux conducteurs titulaires de permis de moins de deux ans ont été les plus impliqués dans les accidents avec un taux de 17,68%. Les conducteurs de sexe masculin restent également la catégorie enregistrant le plus de victimes d’accidents de la route, avec un taux dépassant les 80% du nombre total des blessés et des morts. Par ailleurs, le document de la Délégation nationale à la sécurité routière précise également que 263 piétons ont perdu la vie en 2020 et 6 126 ont été blessés lors d’un accident de la route.
Quant à la répartition des accidents de la route sur le territoire national, le bilan de la DNSR révèle que la wilaya de Msila est la plus touchée, en 2020, avec 798 accidents corporels ayant causé un total de 141 décès. Les autres régions les plus à risques sont Sétif avec 125 décès puis, Alger avec 122 décès.
Le rapport précise toutefois que la wilaya d’Alger occupe la deuxième place parmi les wilayas les plus exposées aux accidents de la circulation avec 779 accidents. En cause, selon la DNSR, le volume du parc automobile qui s’élève à 1 483 093 véhicules (soit 15,75 % du nombre global du parc national), mais aussi un réseau routier estimé à 2 364 km et une population qui s’élève à 3 335 418 habitants. L’étude statistique des accidents enregistrés en 2020 ajoute, par ailleurs, que les véhicules légers sont les plus impliqués dans ces accidents avec un taux de 66,46%, suivis des motocycles (19,39%), bien qu’ils ne représentent que 1,83% du parc national des véhicules. Les camions occupent quant à eux la place de 8,06%, suivis des véhicules de transport des voyageurs avec 2,06%. n