Face à la reprise de l’économie mondiale, chinoise surtout, après un repli qui aura duré presque une année, coronavirus oblige, le prix du pétrole ne cesse de grimper pour dépasser, depuis la matinée d’hier mercredi, les 57 dollars, 57,01 exactement. Cette hausse concerne surtout le baril de Brent de la mer du Nord, une référence pour la Sahar Blend algérien.
Les prix du pétrole affichent une santé de fer suite à l’annonce de l’Arabie Saoudite d’une réduction unilatérale de sa production d’un million de barils par jour pour les mois de février et mars 2021.
Les prix du pétrole repartaient en légère hausse en séance européenne, après avoir flirté avec de nouveaux records en presque 11 mois, retrouvant un marché optimiste et de banqueroute de plusieurs petites compagnies pétrolières, américaines, notamment.
Le baril américain de WTI n’est pas en reste dans cette tendance haussière, puisque il grimpait aussi, pour le mois de février, de 0,21% et s’affichait à 53,32 dollars.
Les cours des deux contrats de référence sont donc montés à 57,42 dollars et 53,93 dollars le baril pendant la séance asiatique, confirmant le retour en forme de la Chine et des dragons asiatiques, un heureux évènement depuis la fin du mois de février dernier, et le début de la descente aux enfers de l’économie mondiale.
Pour la demande, les campagnes de vaccination massives contre le Covid-19 qui ont débuté à travers le monde ont eu l’effet retentissant que l’on attendait, même si l’optimisme affiché il y a quelques semaines n’était aussi fort que la hausse des prix du pétrole. Pour l’offre, et comme souligné plus haut, c’est la réduction drastique décidée par l’Arabie Saoudite d’un million de barils par jour en février et mars que retiennent les spécialistes de marché de l’or noir.
La hausse était également nourrie par les données publiées mardi par l’American Petroleum Institute (API), la fédération qui rassemble les professionnels du secteur pétrolier aux États-Unis.
Celle-ci a estimé que les réserves de brut avaient diminué de près de 6 millions de barils la semaine passée aux Etats-Unis, un invitation positive pour la demande du pétrole, tandis que l’agence américaine d’information sur l’énergie (EIA), aux évaluations jugées plus vraisemblables, diffusera ses chiffres plus tard dans la journée, après avoir estimé la baisse à un peu moins de 3 millions de barils.
En tout cas, le baromètre des prix du pétrole sont au beau fixe car plusieurs spécialistes s’attendent à une continuation haussière, surtout que les économies locomotives ont retrouvé, presque, un niveau appréciable que l’on juge comparable à celui d’avant la pandémie.
L’alliance OPEP+ annonce même une augmentation des prix qui devraient atteindre 63 dollars au second trimestre 2021, tandis que des banques occidentales, allant dans le même sens, mais pas autant, prédisent des prix variant de 54 à 59 dollars, alors que la Goldman Sachs prévoie un baril de 65 Dollars à la fin de l’année en cours. Un optimisme partagé donc par tous les acteurs du secteur de l’or noir, le tout bien sûr, selon l’évolution des campagnes de vaccination et l’espoir que la pandémie vie ses derniers mois. <