Après avoir été reçus par le Premier ministre Abdelmalek Sellal qui les a assurés de prendre en charge toutes leurs revendications, les étudiants en pharmacie des départements d’Alger, Blida et Constantine ont décidé de poursuivre leur mouvement de protestation. «Nous avons décidé de continuer notre grève jusqu’à la concrétisation d’au moins une de nos revendications. Nous exigeons une déclaration ou un communiqué officiel du Premier ministère ou des ministères, dont les représentants étaient présents à la réunion, pour officialiser les promesses qui nous ont été faites », nous a déclaré hier Hassani Arezki, représentant des étudiants en pharmacie. Avant d’ajouter : « Aussi, on réclame une réunion avec un représentant du ministère de la Santé qui ne s’est pas présenté à cette rencontre. Cela nous a empêché de mener une discussion profonde concernant les revendications relevant de ce département». Les étudiants en pharmacie des sept départements restants tiendront leurs assemblées générales aujourd’hui pour décider de se joindre ou non à leurs camarades. A l’issue de la réunion avec le Premier ministre, dimanche dernier, les étudiants en pharmacie en grève depuis déjà trois mois ont réussi à arracher quelques promesses au Premier ministre pour la prise en charge de la majorité de leurs revendications. « Suite à cette réunion et après nous avoir entendus, le Premier ministre a instruit le secrétaire général du ministère de l’Enseignement supérieur de régler la plupart des problèmes soulevés», nous a affirmé Hassan Arezki. Il s’agit, entre autres, d’augmenter le nombre de postes en résidanat pour les étudiants en pharmacie et la délimitation du nombre d’étudiants en première année. 

« Le secrétaire général du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique nous a promis de mettre en place un mécanisme de régulation des suivis dans les spécialités de pharmacie», nous a confié notre interlocuteur. S’agissant de l’absence de certaines spécialités en pharmacie, «le Premier ministre a été surpris de l’absence des spécialités de pharmacie industrielle et hospitalière et a ordonné leur création à partir de septembre 2017 », nous a annoncé Hassani Arezki. Concernant le rééchelonnent des pharmaciens à la catégorie 14, les étudiants grévistes n’ont pas été convaincus et réclament toujours la catégorie 16. « Pour la catégorie 16, il faut capitaliser sept ans d’études mais nous estimons que les six ans que nous effectuons sont largement suffisants en vue des difficultés et lacunes de formation que nous rencontrons », nous a-t-il indiqué. Pour ce qui est de la demande de création du poste de pharmacien assistant, le Premier ministre a promis de mettre en place une solution provisoire pour obliger les pharmaciens
à recruter des pharmaciens assistants en attendant l’adoption de la loi sanitaire, nous a affirmé notre interlocuteur. Dans un autre registre, l’Union générale estudiantine libre de l’université de Bab Ezzouar (USHTB), a rendu public hier un communiqué dans lequel elle dénonce la mauvaise gestion de la cantine universitaire et réclame de meilleurs plats et conditions sanitaires. <