Alors que les chances de reprendre les compétitions sportives sont très faibles, ni la Fédération algérienne de football (FAF) et encore moins le ministère de la Jeunesse et de sports (MJS) ne veut prendre une décision forte. Au moment où l’arrêt définitif de toutes les épreuves devrait être décrété, compte tenu de la situation sanitaire alarmante, les deux camps tâtonnent. Et cela fait durer un suspense qui n’a pas vraiment lieu d’être.

La donne sanitaire ne va pas en s’améliorant mais l’appréciation du côté de la FAF et du MJS reste la même. Un « wait & see » qui vire à l’attentisme latent quand on considère le danger grandissant du Coronavirus et sa propagation. Les indicateurs ne prêtent pas vraiment à l’optimisme pour ce qui est d’un retour à la normale. « La reprise des compétitions est tributaire de l’évolution de la situation sanitaire. Nous avons demandé à toutes les fédérations de nous remettre un protocole de reprise que nous avons soumis au Ministère de la Santé. Nous attendons la réponse de la commission scientifique seule habilité à autoriser ou non la reprise des compétitions en fonctions des risques évalués. Les sports collectifs sont d’autant plus difficile à gérer en ce moment. La santé des hommes passent avant tout », a indiqué Sid-Ali Khaldi dans la plus récente déclaration sur ce sujet.

Les médecins catégoriques!
En parlant de l’avis médical, il n’est clairement pas favorable. « La situation épidémiologique actuelle ne prête pas encore à des rassemblements collectifs des joueurs. Il n’est pas encore le moment de penser à une reprise totale des activités sportives, ça fait courir un risque inutile à tout le monde, donc, sur le plan sanitaire, la reprise de la compétition n’est pas possible », avait estimé le Dr Mohamed Bekkat Berkani, membre de la Commission nationale de veille et de suivi de l’évolution de l’épidémie du nouveau coronavirus (Covid-19). C’était le 26 juin dernier. Depuis, on ne peut pas dire que les choses vont en s’améliorant. Avant lui, le Dr Djamel-Eddine Damerdji, président de la Commission médical de la FAF, avait reconnu qu’ « il y’a un risque réel de contamination dans le cas où le championnat reprendra ses droits. Les joueurs sont en contact avec la société, et ils peuvent transmettre le virus le jour du match, notamment par des gouttelettes.» ça devrait faire assez d’avis défavorables pour les décideurs du sport.

L’obstination de la FAF
Mais il s’avère que les enjeux économiques et les casse-têtes administratifs qui peuvent en découler font que Zetchi et son Bureau Fédéral essaient de s’agripper à des espoirs de reprises comme ils le peuvent.
D’ailleurs, le patron de la structure footballistique s’obstine à concevoir une poursuite du championnat : « nous discutons de cette problématique à chaque Bureau Fédéral et la volonté de la Fédération et des Ligues est celle de reprendre les différents championnats.» Compréhensible, lorsqu’on sait que sur le plan réglementaire, il y a un vide pour ce qui s’agit des cas de forces majeures.
L’instance du « sport à onze » sera dans un sacré pétrin pour décider des clubs à reléguer et ceux à faire monter et faire respecter sa décision. D’où cet optimisme désespéré du maître des lieu au siède de Dely Brahim qui laisse «intelligemment» la balle dans le camp des autorités desquelles dépend le feu vert. n