La tenue, aujourd’hui à Alger, de la réunion de haut niveau entre l’Algérie et l’Espagne relance le débat sur les caractéristiques des relations économiques entre les deux pays. Certains experts estiment que ces relations sont en deçà des potentialités qu’offrent les deux pays.

Un avis que partage l’économiste Malek Serrai, qui a appelé à intensifier les efforts, des deux côtés, afin d’arriver à tisser les relations idoines dans l’intérêt des économies des deux pays. «Les relations économiques entre l’Algérie et l’Espagne sont stratégiques et comprennent de grands projets de développement industriel. L’Algérie et l’Espagne nous ont habitués à développer les relations dans des domaines très précis et restreints, comme le gaz et les énergies renouvelables. Mais la nouveauté ces dernières années, c’est le domaine des transports, où l’Espagne possède une grande expérience dans le secteur sachant que ce pays gère les chemins de fer aux Etats-Unis», dira-t-il. Pour M. Serraï, l’Algérie doit donc tirer profit de cette expérience et saisir les perspectives qui s’ouvrent aux économies des deux pays, qui doivent poursuivre l’objectif permanent de promotion des échanges et d’encouragement mutuel des partenariats industriels, notamment à travers l’implantation directe d’entreprises espagnoles en Algérie.
«L’Espagne et l’Algérie ont convenu, lors de la dernière réunion de haut niveau algéro-espagnole, de mettre en place un mécanisme commun de suivi des projets de partenariat pour densifier et accélérer leur concrétisation», rappelle la même source. À noter que sur le plan économique, les relations sont au beau fixe entre les deux pays, de sorte que le développement des échanges commerciaux a connu un bond sans précédent. Outre le caractère économique de cette réunion, M. Serraï pense que d’autres sujets d’ordre sécuritaire et politique seront abordés, à savoir la question de l’immigration et celle du Sahara occidental.