Aveu d’impuissance d’Emmanuel Macron. Le chef de l’Etat a admis que les quartiers d’Ile-de-France n’étaient nullement impactés par les conséquences positives que pouvaient entraîner la réception des Jeux Olympiques à Paris en 2024. «Aujourd’hui, on n’est pas au rendez-vous de l’ambition que ce grand événement 2024 doit avoir pour les quartiers d’Île-de-France qui sont les premiers concernés. Donc on va travailler, parce que là je ne suis pas content», a souligné M. Macron lors d’un débat public avec des élus et associations franciliens à Evry-Courcouronnes. «Il est clair que la région, et tout particulièrement la Seine-Saint-Denis, parce qu’elle est la plus impactée par quelques grands équipements, n’a pas le juste retour et donc ça c’est un point qu’on va retravailler», a-t-il insisté.
Outre le Stade de France, la Seine-Saint-Denis, département qui cumule les difficultés (plus fort taux de pauvreté et de criminalité de France notamment), doit également accueillir le centre aquatique olympique, où se dérouleront les épreuves des JO et qui doit être opérationnel au printemps 2024. «On a une charte qui a été signée, qui permet d’avoir les premiers éléments sur les garanties d’embaucher et autres. Mais ça reste trop faible», a ajouté M. Macron. «On doit avoir, avec l’horizon 2024, une vraie capacité à tirer d’abord le sport à l’école, à tirer le sport bien-être, à tirer et structurer toutes les ‘fédés’ qui sont prêtes à jouer le jeu, avec une réflexion sur le sport bénévole»,
a-t-il encore dit.