Emmanuel Macron a accusé hier  mercredi le président turc Recep Tayyip Erdogan de « non-respect de la parole donnée » pour l’envoi « en ce moment même » de navires turcs transportant des mercenaires  syriens en Libye.   « Nous voyons ces derniers jours des navires turcs accompagner des mercenaires syriens arrivant sur le sol libyen », « c’est en contravention explicite avec ce que le président Erdogan s’était engagé à faire lors de la conférence de Berlin, c’est le non-respect de la parole donnée », a affirmé le président français. « C’est attentatoire à la sécurité de tous les Européens et des Sahéliens », a-t-il insisté lors d’une déclaration aux côtés du Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis qu’il a reçu à déjeuner.  Le chef de l’Etat a aussi répété qu’avec ses partenaires européens il  soutenait la Grèce et Chypre « en condamnant les intrusions et provocations de  la Turquie ». Il a aussi dit « condamner avec la plus grande fermeté l’accord récent » entre le Gouvernement d’union nationale syrien et la Turquie sur l’envoi de forces turques en Libye.  Emmanuel Macron a annoncé la mise en place d’un partenariat stratégique de  sécurité entre la France et la Grèce, qui sera précisé dans les prochaines  semaines, avec une présence navale accrue des forces françaises afin « d’assurer  pleinement la sécurité d’une région stratégique pour l’Europe ».
Ankara est accusé d’avoir dépêché quelques centaines de combattants syriens sur place, en soutien à Fayez  Sarraj, chef du Gouvernement d’union nationale (GNA) reconnu par l’ONU et en grande difficulté face à l’offensive de son rival, le maréchal Khalifa Haftar, qui contrôle les trois-quarts du territoire libyen.n