Le Premier ministre, ministre des Finances, Aïmene Benabderrahmane a affirmé mercredi à Alger que l’Etat n’entendait pas renoncer à l’aide sociale. Dans une allocution prononcée devant les membres de l’Assemblée populaire nationale (APN), qui ont adopté à la majorité le projet de loi de finances (PLF) 2022, M. Benabderrahmane a rappelé l’attachement de l’Etat à l’aide sociale, soutenant que le terme de +renoncement+ à cette aide “doit être banni du langage en Algérie”. Il a déploré les inexactitudes relayées par certains médias concernant l’aide ciblée prévue dans le PLF, précisant que “le Gouvernement n’entend nullement renoncer à l’aide de l’Etat”. Il s’agit seulement de “l’adoption d’une nouvelle philosophie visant à cibler, directement par des aides, les familles dans le besoin”. Et ce, dans le cadre des efforts visant à “protéger le pouvoir d’achat des citoyens” et à “mettre les deniers publics à l’abri de la corruption”, a ajouté le Premier ministre. Le gouvernement a consacré, dans le PLF, 1.942 milliards de dinars à la politique d’aide sociale, a-t-il rappelé à ce propos. M. Benabderrahmane a, par ailleurs, évoqué les mesures incitatives en faveur de l’investissement, prévues dans le texte, notamment pour les projets générateurs de richesses, d’emplois et de croissance économique. Il a également rappelé les facilitations en matière d’investissement au profit des jeunes entrepreneurs, ainsi que les mesures à même d’assurer la relance et la protection de l’économie nationale et de créer un climat favorable aux investissements. Selon le Premier ministre, le projet de loi de finances 2022 marque “le début effectif de la mise en œuvre du Programme du président de la République”.(APS)