A l’occasion de la célébration de la Journée internationale des droits de la femme, l’Association féminine pour l’épanouissement de la personne et l’exercice de la citoyenneté (Afepec) a souligné, dans un communiqué parvenu à la rédaction, que «l’égalité entre les femmes et les hommes à travers des lois civiles égalitaires est un enjeu démocratique central». Insistant sur le fait que «l’égalité entre les femmes et les hommes est une valeur démocratique incontournable et non négociable».
L’Afepec tient à rappeler qu’«en cette période particulièrement difficile entre la révolte populaire pacifique que connaît le pays et la pandémie que vit l’humanité, «les femmes sont -comme dans toutes les crises ici et ailleurs – les premières victimes et les premières sacrifiées». Mettant ainsi l’accent sur le fait que les femmes sont victimes de la précarisation et de la pauvreté grandissantes dues à «leur marginalisation, à leur statut inférieur dans la famille et dans la société», souligne le communiqué.
Abordant le constat de l’aggravation de la situation, l’Afepec souligne que «les rapports des femmes assassinées, les survivantes des violences multiples sont là pour attester que notre place est encore à conquérir. Alors que nous avons été et nous sommes de tous les combats pour la liberté et la dignité, pour la construction de notre pays, sa sauvegarde dans les années 90, dans la révolte populaire pacifique en cours pour une Algérie libre, démocratique, sociale et égalitaire.»
La problématique du statut de la femme dans la société algérienne est également mis en exergue, estimant que ce statut «est intimement lié au projet de société et a toujours constitué un enjeu décisif dans la bataille que mènent les hommes au centre réel des décisions et des négociations politiques».
Il est ainsi expliqué que «ce projet de société ne pourra se négocier et encore moins se réaliser sur le déni de nos droits et sans poser clairement, explicitement et sans ambiguïté sur la table nos revendications égalitaires, le transfert de la religion et de la foi du champ de l’idéologie politique vers le champ du religieux et du privé, et la sécularisation du droit de la famille». Dès lors, le danger pour le combat féministe et sa revendication égalitaire est plus grand aujourd’hui tant les manœuvres pour l’étouffer, le reporter à plus tard, créer la diversion sont subtiles et efficaces.
Au final, un appel est lancé à tous les démocrates afin «de porter ces valeurs incontournables et non négociables» conclut le communiqué de l’Afepec, en insistant sur le fait que «tout compromis doit se construire sur la garantie de lois civiles égalitaires et de la citoyenneté pleine et entière des femmes».