L’évasion fiscale étant connue pour le manque à gagner qu’elle occasionne aux caisses de l’Etat et au tort qu’elle fait subir à l’économie nationale, les pouvoirs publics font de la lutte contre ce phénomène une priorité qui se décline en plusieurs mesures dissuasives.
A l’exemple de la numérisation des administrations financières, dont l’opération a été lancée, selon l’annonce faite par le ministre des Finances, Abderrahmane Raouya, samedi à Blida. «Nos services se sont engagés dans la numérisation des administrations financières au titre des efforts d’amélioration de la communication entre les différents systèmes d’information du secteur, parallèlement à la lutte contre l’évasion fiscale et, partant, le relèvement des rentrées budgétaires», a fait savoir
M. Raouya, dans son allocution lors des festivités de la Journée mondiale des douanes, coïncidant avec le 26 janvier.
Appelant l’ensemble des employés du secteur à s’impliquer dans cette «démarche de modernisation de leur administration», M. Raouya a estimé que la numérisation des administrations financières contribuera à «la réduction des pratiques bureaucratiques en tous genres entravant le développent du commerce et des échanges extérieurs». Cette opération est d’ailleurs inscrite sur le même registre des facilitations douanières, décidées au profit des opérateurs économiques, notamment les exportateurs et qui «vont contribuer à la réduction des frais douaniers, d’une part, et au développement du commerce extérieur, d’autre part», a ajouté le ministre, affirmant l’impératif de mener la lutte contre toutes les pratiques bureaucratiques, de sorte à s’inscrire dans une véritable stratégie économique hors hydrocarbures, tout en œuvrant à la «facilitation des échanges commerciaux légaux, parallèlement à la lutte contre les transactions susceptibles de porter atteinte à l’économie nationale et à la cohésion sociale», a-t-il soutenu.
De son côté, le directeur général des Douanes algérienne, Farouk Bahamid, a évoqué le nouveau système informatique que cette institution compte introduire pour faciliter les transactions commerciales. Ce système sera opérationnel à partir du second semestre 2019, a précisé M. Bahamid. «Outre la garantie de permettre davantage de transparence à l’activité douanière, ce nouveau système, aux normes internationales, va contribuer à la facilitation du transport des marchandises, tout en réduisant les délais de dédouanement, synonyme d’une baisse des frais logistiques, a-t-il rappelé, précisant que «ce projet ambitieux est le fruit de la coopération entre l’administration des Douanes algériennes et son homologue de Corée du Sud, considérée parmi les meilleures à l’échelle mondiale», a-t-il souligné, ceci d’autant plus que les douanes sud-coréennes ont vécu les mêmes problèmes auxquels font face les Douanes algériennes actuellement», a indiqué le même responsable. n