Les participants à une conférence sur la protection de l’enfance et la lutte contre les violences faites aux femmes ont appelé, lundi à Alger, à l’intensification des actions conjointes de sensibilisation pour faire face à toutes les formes de violence subies par ces deux catégories. Dans ce contexte, le Commandant Bilal Zouaoui, représentant du Commandement de la Gendarmerie Nationale, a souligné l’importance de cette conférence co-organisée avec la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) pour mettre l’accent sur «les efforts conjoints déployés par les deux parties en vue de préserver la sécurité des enfants et des femmes contre le phénomène de la violence». A ce propos, le Commandant Zouaoui a rappelé tous, «les mécanismes et mesures mis en place par les pouvoirs publics pour protéger les catégories vulnérables, notamment les femmes et les enfants, contre toutes formes de violence», indiquant que l’Algérie a ratifié la Convention internationale relative aux droits des Enfants en 1989 ainsi que la Convention internationale contre les violences à l’égard des femmes en 1996. Dans ce sens, il a indiqué que la Gendarmerie nationale «s’efforce avec tous les partenaires de promouvoir l’action de de sensibilisation avant de recourir à la dissuasion». Selon les statistiques de la Gendarmerie Nationale, 12.511 femmes ont subi, en 2020, des violences, soit une augmentation de «10 %» par rapport à 2019, en plus de 12.331 cas au cours des neuf premiers mois de 2021. Concernant les violences faites aux enfants, durant l’année 2020, quelque «6293» victimes ont été enregistrées, soit 4% de plus que l’année 2019. Dans ce cadre, le Commandant Zouaoui a rappelé les équipes spécialisées qui ont été créées par son secteur, «en vue de consolider la protection en coordination avec les parties concernées, ajoutant que ces équipes ont bénéficié d’une formation spécialisée dans des centres relevant du secteur de la Solidarité nationale, en vue de «consolider les connaissances qui leur permettent d’assurer la prise en charge psychologique et sanitaire au profit des victimes des deux catégories violentées». De son côté, le Commissaire de police, Khelassi Yasmine de la Sûreté nationale, a rappelé les mesures prises par les services de Sûreté nationale, en vue de protéger de la violence, l’enfance et la femme, focalisant sur «l’importance de consolider l’action commune avec les autorités concernées, à l’effet de lutter contre les différentes formes de violence dans la société». Elle a également rappelé l’importance de la mise en place de la Loi n 12-15 pour la protection de l’enfance, ainsi que la formation assurée par son secteur au profit d’»équipes spécialisées professionnelles» dans la protection des différentes catégories vulnérables dans la société. Selon les statistiques des services de la Sûreté nationale, durant les neuf premiers mois de l’année 2021, 2226 cas de violence à l’encontre de la femme et 5939 cas de violence à l’encontre des enfants, ont été enregistrés.