Un appel à un rassemblement contre les féminicides a été lancé pour le jeudi 8 octobre devant la fac’ centrale à Alger-Centre. Derrière l’initiative, le collectif FACE (Femmes algériennes pour un changement pour l’égalité) qui appelle à «dénoncer les meurtres odieux de Chaïma, d’Ikram, d’Asma, d’Amira, Razika et de toutes les autres assassinées en 2020». Ainsi qu’à s’élever contre les violences faites des femmes, un phénomène en hausse et qui se banalise dangereusement, affirment des associations de défense des libertés et des droits humains. Pour rappel, le collectif FACE a lancé un appel en août dernier pour la «réquisition d’auberges/hôtels pour abriter les femmes et enfants en danger», la «construction de centres d’hébergement, partout, dans le pays» et l’«accès aux femmes victimes de violences quel que soit leur statut matrimonial avec ou sans enfants».
Le collectif milite également pour le «financements pour la gestion et l’encadrement des centres en médecins, psychologues, aidant-e-s», l’installation de «centres d’appels téléphoniques accessibles gratuitement 24 heures sur 24, à partir du téléphone fixe et portable» et pour «l’interpellation des agresseurs et protection immédiates des victimes avec ou sans certificat de médecine légale». Il appelle aussi à l’«éloignement de l’agresseur en attendant l’enquête et modalités de jugement rapide et exemplaire».
Pour FACE, la «violence masculine tue» et il faut la combattre par ailleurs par une «aide aux victimes de violences et à leurs enfants», le «développement de programmes de formation à la prise en charge des victimes destinés aux personnels de santé, de police et de justice», ainsi que par des campagnes «massives d’éducation à l’égalité, dans les programmes et établissements scolaires, dans les placardages de rue, dans les médias et les télévisions». Selon ce collectif, qui cite les chiffres de la DGSN et des médias, de janvier à août 2020, 36 femmes ont été assassinées par leur conjoint, leur frère, leur père ou autre. Depuis l’été dernier, l’on déplore de nouvelles autres victimes. n