Durant le premier semestre de l’année 2018, les services de la Gendarmerie nationale, en coordination avec les cellules régionales de lutte contre les atteintes aux biens culturels, ont traité 29 affaires ayant permis l’arrestation de 39 individus et la saisie de 747 pièces archéologiques composées de pièces de monnaie anciennes et de bijoux, selon un communiqué du ministère de la Culture.

Tout en précisant que les pièces saisies ont été remises aux différentes directions de la culture dans les wilayas concernées, le ministère de la Culture a salué, dans le communiqué, le grand professionnalisme des services compétents de la Gendarmerie nationale visant à préserver les biens culturels, se félicitant, à cette occasion, de la coopération entre ses services et les différents corps de sécurité à l’effet de mettre fin aux atteintes au patrimoine culturel par les réseaux de contrebande. Dans un précédent communiqué, le ministère de la Culture avait également fait savoir que plus de 43 trafiquants de pièces archéologiques et d’œuvres d’art ont été traduits en justice durant le premier semestre de l’année en cours. Les mis en cause ont été arrêtés et les objets récupérés grâce à la coordination des différents secteurs concernés et à la vigilance des corps de Sûreté nationale, ajoute le communiqué. Le ministère de la Culture a salué les efforts fournis qui « reflètent la vigilance et le professionnalisme des corps de la Sûreté nationale en matière de lutte contre la criminalité », mettant en exergue « l’importance de la coopération de la société civile et des citoyens avec les services de Sûreté et les secteurs concernés pour mettre un terme au pillage du patrimoine culturel national », conclut le communiqué. Pour rappel, au début de cette année, le ministre de la Culture Azzedine Mihoubi avait affirmé que «plus de 40 000 biens culturels avaient été récupérés durant les cinq dernières années en Algérie», à l’occasion de l’ouverture de la 3e session de formation sur «la préservation du patrimoine culturel et la lutte contre le trafic des biens culturels» au profit des différents corps de sécurité qui s’est déroulée au mois de février dernier. Il a valorisé, à ce propos, « le grand travail» accompli par les Douanes algériennes, l’Armée populaire nationale (ANP) et la Police rappelant que la majorité des pièces archéologiques, objets de contrebande, se trouvent dans les wilayas frontalières. Comme déjà écrit dans nos colonnes, conscient de l’intérêt que représente ce patrimoine pour le pays, les services de sécurité, à l’exemple de la Gendarmerie nationale, ont créé depuis des années un dispositif composé de cellules régionales de lutte contre les atteintes aux biens culturels (CPPC), qui sont un moyen de soutien aux unités territoriales dans le domaine de la recherche et de la constatation des infractions liées à cette forme de criminalité. Des efforts de modernisation sont également déployés depuis des années à l’instar de la numérisation des informations et la création de banques de données spécifiques appliquées sur un système d’information géographique (SIG). Ceci permet la protection du patrimoine culturel de l’ensemble du territoire national, avec des couches d’informations géographiques relatives au patrimoine culturel. De même, des efforts sont déployés pars les services de la police et de la DGSN, en coordination avec l’Organisation internationale de la police (Interpol) qui ont permis de récupérer de l’étranger des pièces archéologiques algériennes volées, en coordination avec le ministère de la Culture.