Le Directeur central des services de santé militaire, le Général-major Abdelkader Bendjelloul, a indiqué dans le dernier numéro d’El Djeïch que les premières dispositions ont été prises au niveau des hôpitaux militaires dans le cadre de la lutte contre la propagation de la pandémie.
Il a relevé, à cet effet, que la santé militaire est partie prenante dans tous les dispositifs mis en place à cet effet à l’échelle nationale.
«La santé militaire est partie prenante dans tous les dispositifs mis en place à l’échelle nationale et, à ce titre, les premières dispositions ont été prises au niveau des hôpitaux militaires, à commencer par le report de toutes les interventions non urgentes», a-t-il expliqué.
En termes de mesures prises, il a indiqué avoir vidé les hôpitaux et renvoyé les malades dont l’état de santé permet leur prise en charge à titre externe afin de libérer les lits d’hospitalisation ainsi que le personnel médical et paramédical».
La deuxième mesure a porté sur l’annulation de toutes les permissions et congés de tout le personnel médical, paramédical et technique, militaire et civil, relevant, dans la même finalité, qu’un couloir de consultation spécifique au coronavirus a été créé au niveau de l’Hôpital central de l’armée d’Aïn Naâdja.
Le même responsable a expliqué que «dès l’arrivée des malades atteints, ils sont séparés du flux des autres malades afin d’éviter tout risque de contamination et toute panique», précisant qu’ils subissent des consultations, examens radiologiques ainsi que le test du coronavirus.
«Nous n’avons aucun malade hospitalisé pour le moment, on procède seulement à la consultation de ceux qui se présentent au niveau de l’hôpital de jour», a-t-il fait savoir, relevant qu’une cellule de suivi a été mise en place au niveau de l’hôpital, chargée de collecter toutes les informations et d’orienter les porteurs sains en leur donnant des conseils et ce, grâce à un contact téléphonique avec un infectiologue afin d’intervenir au moindre risque.
Il a assuré aussi que l’hôpital dispose de moyens d’évacuation nécessaires et d’ambulances médicalisées, précisant qu’il y a «quelques cas actuellement confinés et suivis», ajoutant que «l’hôpital sous Shelter, d’une capacité de 180 lits, sera probablement déployé au niveau de Blida ou Alger pour la population civile dans un endroit public et accessible à la population».
«Nous avons émis des propositions quant au lieu de son déploiement. Dans une seconde phase, les établissements de prestations médico-sociales existant au niveau de chaque hôpital militaire au centre, à l’Est et à l’Ouest du pays, en l’occurrence Aïn Naâdja, Constantine et Oran, seront mobilisés», a-t-il dit.
En cas de besoins, ces centres «seront transformés en hôpitaux et leur fonctionnement ne posera pas de problème, d’autant que les chambres seront converties en chambres d’hospitalisation et l’infirmerie dont ils sont dotés, en salles de consultation. C’est le personnel médical, paramédical et technique de l’hôpital qui se déplacera pour les faire fonctionner», a souligné M. Bendjelloul.
Relevant que «ces trois établissements augmenteront la capacité d’hospitalisation de 100 lits», il a noté que «dans le cas où l’infection devient massive, de débordement ou que ces moyens seront dépassés, nous mettrons en œuvre d’autres infrastructures aménageables».
Il a fait savoir qu’au cas «où le nombre de contaminés deviendrait important, la Santé militaire dispose de moyens pour effectuer les tests de diagnostic du coronavirus, car elle dispose des capacités techniques et humaines pour effectuer 300 tests à l’Hôpital central de l’armée, dans les hôpitaux de Constantine et d’Oran, mais il est question de réactifs uniquement».
S’agissant de la mobilisation des personnels, il a indiqué qu’un plan de mobilisation «est en train d’être élaboré en recensant le personnel médical, paramédical et technique, militaire et civil, ayant servi au sein des structures de santé militaire ces cinq dernières années».
«Je voudrais remonter aux 10 dernières années pour dire que tout
le monde est utile dans de telles
circonstances. Nous sommes à la
recherche des adresses et si le temps nous presse, nous lancerons un
appel à travers la radio pour
qu’ils rejoignent l’hôpital le plus proche. Nous nous préparons à une situation qui nécessite une mobilisation générale», a conclu M. Bendjelloul. N. B.