La manière avec laquelle sont présentées l’avant-projet de la loi de finances 2021 et les dernières prévisions du FMI pour l’Algérie donne l’impression que rien n’a changé. Si on devait revenir aux années précédentes, on constatera que c’est quasiment la même approche que ce soit de la part des médias ou encore des experts autoproclamés. Un « copier-coller » qui n’a plus de place dans le paysage actuel.
Faut-il rappeler que ce qui s’est passé en Algérie depuis 2019 ! Le Hirak est venu demander un changement à tous les niveaux. Une exigence qui devrait être rappelée à chaque fois. Et quand il s’agit de changement, ça ne concerne pas uniquement celui des hommes. Ça touche également les perceptions du monde qui nous entoure et l’implication de l’Etat dans la protection des intérêts des citoyens. Evoquer l’économie du pays ne peut plus se contenter des rafistolages et des plans sans lendemain, et malheureusement une institution, dans l’état actuel des choses, est là pour faire désespérer plus d’un. Il s’agit de l’APN. Comment ne pas l’affirmer quand on se fie à la composante de cette assemblée et à l’image qu’elle donne d’elle depuis plusieurs années. Le fait même qu’elle puisse encore avoir ce « pouvoir » devient indécent surtout devant les grands défis devant lesquels se retrouve le pays. Discréditée et non reconnue, cette APN n’a que trop tardé. A deux ans de la fin de leur mandat, les députés deviennent un véritable boulet pour tout le monde. Même leur rôle de façade devient insupportable. Comment peuvent-ils débattre de l’avant-projet de la loi des finances alors qu’ils sont quasiment invisibles sur la scène nationale !
Ils ne sont pas évidement les seuls à être « de trop ». Ne représentent-ils pas des partis politiques ! Ces derniers sont également absents devant les grands enjeux en cours. La double crise engendrée par la pandémie et la chute des prix du pétrole ne semblent pas les intéresser. Pourtant, l’existence même des partis politiques leur impose de proposer, au moins des solutions. Avec le temps, la conclusion est évidente. Le départ de cette classe politique, et de ses « relais » à l’APN est devenu une urgence nationale. Vivement des élections anticipées.