L’université d’Alger 3 vit, en ce début de vacances estivales, un feuilleton  ubuesque. Il concerne un de ses enseignants, qui a décidé de communiquer sur l’application téléphonique Viber les notes du deuxième semestre de ses étudiants sans passer par le traditionnel et réglementaire affichage. La façon insolite qu’ a eue cet enseignant en sciences économiques pour faire parvenir les notes à ses étudiants a d’autant plus surpris qu’il n’était pas présent lors des examens finaux et qu’il a chargé deux de ses collègues  contractuels de superviser les épreuves. 

Selon une bonne source, cette absence n’était pas la première et l’enseignant en question s’est taillé  auprès de ses étudiants la  réputation de « grand absentéiste »,  une bien mauvaise renommée qui lui a valu d’être déjà sanctionné par le rectorat de l’université, qui l’a déféré devant un conseil de discipline avant que le ministère de l’Enseignement supérieur ne décide de le sanctionner en abaissant son rang professoral et en le privant de formation  à l’étranger. Pour confirmer le caractère ubuesque de cette affaire d’affichage des notes via Viber, elle a éclaté au grand jour après que ledit enseignant en sciences économiques ait décidé de porter plainte contre l’université d’Alger 3 qu’il accuse d’avoir bloqué son traitement pendant 18 mois.

Un document en notre possession indique, cependant, que cet universitaire pas comme les autres est porté absent  par le rectorat du 27 mai au 27 juin 2019, c’est-à-dire durant la période même où les examens de fin d’année  étaient programmés. Son cas prend une allure encore plus absurde (pour l’universitaire) quand on apprend que durant son absence de l’université, cet enseignant, qui a « des liens d’affaires » avec une agence de voyage spécialisée notamment dans le tourisme religieux,  se trouvait à La Mecque pour servir de guide à des pèlerins de la omra. Notre source nous affirme que cet enseignant du troisième type devra se présenter à nouveau devant un conseil de discipline de l’université Alger 3 le 19 septembre prochain. En raison de son manquement grave à l’éthique et à la déontologie du métier d’enseigner, il devrait être sanctionné lourdement. Il semblerait que le concerné, qui a déjà été averti et blâmé plusieurs fois, a de la ressource qui pourrait lui faire garder son poste. A suivre