Le président du Syndicat algérien des paramédicaux (SAP), Lounès Ghachi, estime que le coronavirus a «perdu de sa force», et est devenu moins dangereux qu’il l’était au début de l’épidémie. Dans une déclaration à Reporters, le président du SAP explique que la «mutation de la Covid-19 a fait de lui un virus moins dangereux qu’il ne l’était au début de l’épidémie». Ce dernier s’appuie en particulier sur les bilans communiqués quotidiennement par les autorités sanitaires et qui font état d’un nombre important de guérisons.
Le syndicaliste, qui évoque une «situation sanitaire sous contrôle», fait savoir que les lits d’hospitalisation sont pratiquement «occupés» par les cas graves et les personnes vulnérables, notamment celles souffrant de maladies chroniques et présentant des faiblesses immunitaires. «Après la mutation du virus et l’évolution de la situation épidémique, nombre de personnes testées positives à la Covid-19 préfèrent se confiner à domicile, mais en se conformant toutefois à un protocole sanitaire et un suivi médical», fait savoir le syndicaliste.
Contrairement au Syndicat national des médecins libéraux (SNML), qui a évoqué, lors d’une rencontre de dialogue et de concertation sur la gestion de la crise sanitaire au ministère de la Santé, la nécessité de mener une enquête épidémiologique sur la quatorzaine à domicile qu’il qualifie de «non sécurisée», le président du SAP affirme que les patients «se conforment à un protocole et un suivi médical» et que «les gens préfèrent obéir à une quatorzaine à domicile tout en suivant le traitement qui leur est prescrit». Ces patients «se sont même rétablis de la maladie», soutient-il. A l’occasion, notre interlocuteur salue les dernières mesures d’adaptation du confinement dans 29 wilayas décidées par le Premier ministre. «Cette décision est dans l’intérêt du citoyen», estime-t-il.
«La situation épidémique est sous contrôle», rassure encore le syndicaliste, ajoutant que si les citoyens «font preuve de vigilance et de conscience, en continuant d’observer avec rigueur et responsabilité les mesures d’hygiène, de distanciation physique et de protection, ils pourront reprendre progressivement la vie normale en septembre», estime M. Ghachi, non sans rappeler que «les mesures de préventions sont la solution idoine pour endiguer cette épidémie et permettre aux pouvoirs publics d’envisager des mesures supplémentaires d’allégement».