En ce qui concerne la lutte contre la propagation du nouveau coronavirus, le ministère de la Santé s’inscrit dans «une stratégie de prévention solide sur le long terme», a déclaré hier le ministre délégué chargé de l’industrie pharmaceutique. Lotfi Benbahmed, cité par l’APS, a expliqué le choix de cette stratégie par le fait que le Covid-19 est «susceptible d’être saisonnier comme la grippe» et qu’«il est possible donc d’avoir un rebond de l’épidémie en octobre» prochain». «Nous ne sommes pas sur une politique à court terme, ce sera un combat de longue haleine. Il y aura un avant et un après coronavirus», a-t-il averti en insistant sur le respect des règles d’hygiène et de sécurité ainsi que sur la discipline. La Corée du Sud n’a pas connu de pic épidémique tandis que les pays où les gens se sont montrés indisciplinés, ils vivent une situation dramatique», a-t-il encore déclaré en insistant sur «le sens de la responsabilité», en se confinant chez soi et «en évitant le contact» avec ses proches «en cas de symptômes grippaux».
Outre la protection par masque médical et l’utilisation de gels hydro-alcooliques, le ministre délégué a souligné l’intérêt pour les citoyens d’utiliser les produits désinfectants tels que l’eau de javel, le virus étant très sensible à ce type de produits.
«C’est en se protégeant que l’on protège les siens», a-t-il rappelé, appelant la population à éviter les contacts, à se laver constamment les mains et à nettoyer son environnement à l’eau de javel au moins deux fois par jour. De plus, le même responsable a fait savoir qu’il est conseillé, en cas d’éternuement, de toux ou de fièvre, de s’isoler chez soi. Et de se rapprocher des services de santé en cas de difficultés respiratoires.
Par ailleurs, et dans l’optique d’une utilisation raisonnable de ces masques, le ministre délégué a indiqué qu’il a été demandé aux services hospitaliers du pays de rationaliser l’usage de ces masques qui seront orientés vers les hôpitaux où il y aura des foyers épidémiques. «Nous avons fait une note aux personnels de santé et aux pharmacies hospitalières pour ne délivrer ces masques que par des quotas aux professionnels de la santé qui sont en contact avec les malades», a-t-il confié, assurant que les stocks de ce produit détenus par l’Algérie «suffisent largement face au rythme actuel de propagation du coronavirus». Cependant, M. Benbahmed a souligné l’intérêt de «ne pas gâcher ce stock de masques», estimant nécessaire d’utiliser ces masques de manière rationnelle sachant que ceux-ci ne sont pas destinés à protéger les personnes qui les portent, a-t-il expliqué.
Selon lui, les citoyens ne doivent utiliser les masques uniquement s’ils contractent des signes de rhume, une fièvre modérée ou un petit mal de gorge pour ne pas transmettre de virus à d’autres personnes. Pour le même responsable, l’Algérie se conforme aux recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en matière de mesures d’hygiène, de sécurité, mais également en matière de protocoles médicamenteux, de désinfection ou pour les tests de dépistage.
«L’OMS préconise que les masques ne soient utilisés uniquement par les malades pour qu’ils ne projettent pas leurs microbes sur les personnes saines. Lorsque vous mettez un masque, vous n’êtes pas protégés de la maladie, vous protégez les autres», a-t-il insisté.<