Le Mouvement de la société pour la paix (MSP) considère que les cas de choléra qui ont frappé l’Algérie sont dus à l’« absence d’une bonne gouvernance », selon un communiqué du parti diffusé hier, suite à la réunion de son bureau exécutif national.

« Le Mouvement considère que la dégradation des services sanitaires et ce qui en résulte comme épidémies, à l’instar du choléra, des difficultés rencontrées lors des soins, de la dégradation de l’enseignement, des services de communication (..), sont dues à l’absence d’une bonne gouvernance et ce qui s’ensuit comme médiocrité, corruption et régionalisme… ».
Le MSP affirme que l’initiative du consensus national, qu’il a proposé récemment, a donné ses « premiers résultats avec la dynamique qu’elle a insufflée au climat politique. Ce qui confirme aussi la vision valable du mouvement à l’égard de la crise que vit l’Algérie sur les plans économiques et sociales». Le mouvement dit tenir toujours à cette initiative et qu’une conférence de presse qui lui est consacrée sera tenue la semaine prochaine. Le MSA confirme qu’il est « concerné par la prochaine élection présidentielle ». Il fournira plus d’éclaircissements sur ce sujet lors de la séance d’ouverture de rencontre de ses structures prévue demain vendredi.
Ceci étant, certains responsables laissent entendre que le MSP pourrait boycotter l’élection présidentielle au cas où le président Bouteflika se présente pour un cinquième mandat. C’est l’option qui aurait été retenue lors de la réunion du bureau exécutif, précisent ces derniers. « La réunion du bureau exécutif a traité plusieurs volets dont celui des scénarios à mettre en place pour la prochaine élection présidentielle », explique Nacer Hamdadouche, membre du bureau national du mouvement.
« L’idéal pour nous serait qu’il y ait un candidat du consensus national en convergence avec notre initiative. Au cas où ce candidat n’est pas trouvé, tous les scénarios restent possibles, à commencer par le boycott des élections si un cinquième mandat pour le président Bouteflika est confirmé », souligne notre interlocuteur. Précisant que « s’il n’y a pas de cinquième mandat de Bouteflika, deux éventualités entreront en lice, celle qui consiste à présenter un candidat du parti tandis que l’autre consiste à soutenir un candidat consensuel de l’opposition, notamment pour concurrencer un susceptible candidat du pouvoir ».