Le Front de libération national (FLN) appelle le président de la République Abdelaziz Bouteflika à se représenter pour un cinquième mandat en 2019. C’est Djamel Ould Abbès, le secrétaire général du parti, qui en a fait l’annonce, hier, à l’occasion d’une rencontre de l’instance de coordination du parti, à son siège national à Hydra.

« L’ensemble des mouhafadate du FLN dans les 48 wilayas, les groupes parlementaires au sein de l’Assemblée nationale ainsi qu’au Sénat, tout comme la direction du parti, demandent au président de poursuive sa mission, entamée en 1999, à la tête du pays en se présentant pour un 5e mandat », a déclaré d’entrée Ould Abbès. Toutefois, selon lui, la décision de rempiler « reviendra en dernier ressort » au président lui-même. « C’est lui et lui seul qui détient le pouvoir de décision », a-t-il néanmoins lancé à l’assistance. « Nous, en tant que parti majoritaire, nous avons la responsabilité de l’inviter à se représenter pour un 5e mandat pour continuer son œuvre, mais la décision n’appartient qu’à lui seul », a-t-il soutenu. Avant de lancer : « Notre démarche reflète la volonté des 700 000 militants du FLN et celle de tous nos sympathisants. »
« Le bilan du président sera notre arme en 2019 »
S’exprimant à propos de la stratégie de campagne électorale du candidat Abdelaziz Bouteflika, lors de la présidentielle de 2019, Ould Abbès a indiqué qu’elle sera axée sur le bilan du président : « Nous sommes en train de bien peaufiner notre stratégie et le bilan du président de la République depuis 1999 sera notre arme en 2019, où nous avons réuni plus de 48 documents sur les réalisations du Président ». Il évoquera à ce sujet « l’importance » des réalisations du chef de l’Etat depuis son élection à la tête du pays en 1999. « Depuis son élection en 1999, le président de la République a élaboré des programmes percutants, intelligents, performants et de qualité et dans chacun d’eux, il y avait une stratégie et des engagements sincères et concrets envers le peuple algérien », a-t-il lancé. Avant de faire observer qu’« en 1999, nous étions au bord du précipice et grâce au Président, les choses vont beaucoup mieux pour le pays et pour le peuple ».
Abordant la situation financière du pays, Ould Abbès salue le remboursement anticipé de la dette. « Si on parle de la situation financière, la décision du remboursement par anticipation de la dette a été une sage décision du Président qui nous a permis aujourd’hui d’être à l’aise », fait-il remarquer. « Le chômage qui était de 32% en 1999 est actuellement de 9%, comme en Europe. Notre pays a de quoi s’enorgueillir », indique-t-il. Sur le plan sécuritaire, l’Algérie est devenu « un pays sécurisé, marqué par une stabilité », note Ould Abbès, avant de préciser « sans sécurité et sans stabilité, rien ne peut se faire ».
« C’est grâce à la volonté du président de la République que le pays est aujourd’hui bien géré », note-t-il. Faisant état de la stratégie présidentielle en matière de communication, il dira : « Le président ne s’exprime pas inutilement. Il voit, observe, évalue et prend ensuite des décisions. C’est ce qui s’est d’ailleurs fait à l’occasion de la grève des enseignants vacataires au cours de laquelle le chef de l’Etat a pris des décisions fermes. » Aussi, et s’agissant de la somme dépensée durant les mandats présidentielles et qui s’élève à 1 000 milliards, Ould Abbès promet qu’il rendra public, sous peu et dans le détail, « à quoi a été consacré tout cet argent ». Par ailleurs, Mohamed Djellab, ministre du Commerce a été désigné président de la commission chargée de recueillir les réalisations du président de la République. « Ses réalisations sont telles qu’il nous faut du temps pour les consigner noir sur blanc », a-t-il expliqué. Avant de soutenir : « Nous travaillons d’arrache-pied pour rendre hommage au président de la République en mettant en évidence tout ce qu’il a consenti comme sacrifices pour que le pays avance. »

Messahel : « Grâce au président, la parole de l’Algérie est écoutée sur le plan international »
Abdelkader Messahel, ministre des Affaires étrangères et membre du Comité central du FLN, a pris part, hier, à la rencontre de l’instance de coordination du FLN. Il n’a pas manqué à cette occasion d’évoquer le bilan présidentiel dans le domaine de la politique étrangère. « Il faut savoir que sous la direction de Bouteflika, l’Algérie est devenue une école dans le domaine de la déradicalisation », a-t-il lancé à l’assistance, précisant que l’Algérie est « devenue un pays qu’on prend en considération à travers le monde ». De son avis, « la parole de l’Algérie est entendue sur la scène internationale et surtout s’agissant du règlement des conflits ». Evoquant la situation sécuritaire dans le pays, il notera qu’« avant l’arrivée du président Bouteflika, elle était difficile. Maintenant, on assiste au retour de la paix ». Selon Messahel, « l’opposition peut dire ce qu’elle veut, mais nous, au FLN, avons le droit de défendre les réalisations de l’Algérie ».