Le Rassemblement national démocratique (RND) a consacré toute la journée d’hier à une rencontre dédiée à « la jeunesse », au siège national du parti à Ben Aknoun. C’est ainsi qu’une multitude de communications ont été au menu de cette rencontre qui a duré jusqu’en fin d’après-midi.

C’est que la formation d’Ahmed Ouyahia « réserve une place prépondérante à la jeunesse ». C’est en tout cas ce qu’a martelé tout au long de cette rencontre le porte-parole du RND, Seddik Chihab. «Nous accordons à la jeunesse une place de premier choix au sein de notre formation, mais il revient aussi à cette jeunesse de mesurer le poids des responsabilités qui pèse sur ses épaules et des défis auxquels nous faisons face », a-t-il lancé d’entrée lors de son discours d’ouverture de la rencontre. Aussi, et tout en estimant que la chose politique « n’est pas uniquement l’apanage des gens d’expérience », Seddik Chihab appelle les jeunes « à faire de la politique pour le bien du pays ». Sur cette question, il notera qu’« il revient aux jeunes d’adhérer pleinement à l’action politique pour prendre en charge les défis et les enjeux auxquels est confronté le pays et de participer au développement économique ». Dans ce cadre, il fera observer que sa formation politique s’est fixé comme objectif ultime l’impératif de « permettre à la jeunesse d’être au-devant de la scène politique pour répondre aux défis de l’heure, notamment au plan politique ». De son avis, « la jeunesse doit être un élément efficace, n’attendant pas uniquement la politique des quotas, lors des rendez-vous électoraux ».
Au sortir de la rencontre, Chihab a été sollicité sur les questions de l’actualité nationale, à commencer par l’appel du Front de libération nationale (FLN) au président de la République, Abdelaziz Bouteflika, à se présenter pour un 5e mandat lors de la présidentielle de 2019. Seddik Chihab, qui sera circonspect à ce propos, fera observer que « le FLN s’inscrit dans la continuité et c’est tout à fait normal qu’il appelle le président Bouteflika à aller de l’avant en raison de tout ce qu’il a entrepris comme réformes ».
Dans ce cadre, il se limitera à soutenir que le RND « demeure fidèle à ses engagements politiques envers le président de la République ». Par ailleurs et lors des rencontres thématiques qui ont marqué la rencontre d’hier, l’ancien ministre des Finances, Abdelkrim Harchaoui, a évoqué la situation financière du pays.
A ses yeux, « le pays est actuellement traversé par des difficultés et des risques majeurs sur le plan financier », appelant à l’impératif de maintenir de « grands équilibres et la stabilité financière à long terme ». Et d’enchaîner que « le développement économique ne peut être concrétisé, surtout à long terme, sans paix et stabilité pour créer un bien-être pour la population ».