Le chef de l’opposition britannique, le travailliste Keir Starmer, a promis dimanche de revenir sur certaines baisses d’impôts annoncées par le gouvernement conservateur en cas de victoire du Labour lors des prochaines élections générales, prévues en 2024.
Nettement en tête dans les sondages, le parti travailliste a, au premier jour de son congrès annuel à Liverpool (Nord de l’Angleterre), concentré ses critiques sur les baisses d’impôt tous azimuts annoncées cette semaine par le
nouveau gouvernement conservateur de la Première ministre Liz Truss.
Sur la BBC, Keir Starmer a promis qu’il reviendrait sur les baisses de l’impôt sur le revenu pour les contribuables qui gagnent plus de 150 000 livres
sterling (168 000 euros) par an, une politique «pour que les riches s’enrichissent», a-t-il dénoncé.
Il a annoncé qu’au pouvoir les travaillistes rétabliraient le taux de 45% pour les plus hauts revenus, dont le ministre des Finances Kwasi Kwarteng a annoncé la suppression à partir du mois d’avril prochain.
Les baisses d’impôt massives du gouvernement Truss, revenant parfois sur des hausses décidées par le précédent gouvernement, permettent aux travaillistes de marquer clairement leur différence, alors que les conservateurs tiennent depuis 12 ans les rênes du pays et que l’inflation est au plus haut depuis 40 ans.
Le dirigeant travailliste s’en est ainsi pris à l’argument «insensé» selon lequel «si vous permettez aux plus riches de s’enrichir, cet argent ruissellera jusqu’aux poches de nous tous».
Outre un gel des prix de l’énergie, les annonces gouvernementales prévoient un abaissement des contributions sociales, de la taxe sur les transactions immobilières, du taux maximal d’impôt sur le revenu, et suspension de certains prélèvements écologiques.
Figure du parti travailliste, le maire de Manchester (Nord de l’Angleterre) Andy Burnham a dénoncé sur la chaîne Sky News un «acte flagrant de vandalisme sur la cohésion sociale de notre pays».
Dans une tribune publiée par le Mail on Sunday, Liz Truss a promis une «décennie de dynamisme» fondée sur un effort «sans relâche sur la croissance économique».