Le cimentier Lafarge Algérie fête cette année le vingtième anniversaire de sa présence en Algérie :
un parcours de deux décennies pleines durant lesquelles cet industriel de rang mondial, opérant aujourd’hui au sein du groupe Holcim, a contribué à changer positivement le secteur dans notre pays.

Par Selma Allane
En vingt ans, depuis l’époque où il avait débuté ses opérations en 2002 avec le groupe public Cosider par la création de la société COLPA jusqu’à la fusion des actifs du français Lafarge et du suisse Holcim en 2021, l’opérateur a véritablement revitalisé l’industrie algérienne du ciment : par des investissements propres, la multiplication de contrats d’association et de partenariat avec le privé algérien, par la mise sur le marché local de matériaux et de solutions de construction de haute qualité, et, disons-le, par un état d’esprit d’entreprise qu’on perçoit jusque dans ses différents services-client et sa politique de communication ouverte à ses partenaires comme aux médias.
Pour les observateurs du secteur qui suivent le parcours de Lafarge Algérie depuis le tournant des années 2000 où il ne disposait que d’un bureau de représentation à Alger, son engagement dans l’industrie algérienne du ciment a créé un véritable climat de concurrence : une émulation qui a permis au pays dès après 2017 – une année référence dans ce domaine-là – de ne plus recourir au marché de l’importation dont il était très dépendant, et de basculer à l’export avec, aujourd’hui, des performances notables dont l’impact profite aussi à Gica, le groupe public concurrent.
Lafarge Algérie, c’est, entre autres, onze sites opérationnels entre cimenteries, carrière de granulats, usine de plâtre, usine de mortiers et usine de sacs ; c’est une plateforme logistique d’exportation aux standards internationaux ; c’est un laboratoire de recherche et de développement qui tend à élargir ses activités en se rapprochant du monde universitaire comme à Témouchent. C’est, également, un capital 2b €, c’est l’équivalent de 35% de parts de marché et une capacité de recrutement et de formation qui le fait employer quelque 4300 collaborateurs. Le cimentier est engagé dans des partenariats privé-public (35% SCMI avec le Groupe GICA et 57% COLPA avec le Groupe COSIDER), privé-privé (49% CILAS et 49% CMA avec le Groupe Souakri et 49% SAA avec les familles Saidi et Benhamadi). C’est, enfin, un prévisionnel d’export de 3 millions de tonnes à la fin de l’exercice en cours.
En «20 ans d’innovation et de développement durable », thème retenu pour célébrer son parcours industriel, Lafarge Algérie a tenu la promesse de contribuer à hisser l’Algérie au rang de premier exportateur de ciment et clinker en Afrique, et deuxième dans le bassin méditerranéen, a commenté avant-hier en soirée le représentant de Holcim Nicolas George. L’opérateur se fixe comme objectif de « terminer l’année en cours autour de 3.5 millions de tonnes sur les 10 millions de tonnes que l’industrie du ciment en Algérie compte réaliser », a-t-il indiqué lors de ses échanges avec la presse. Le manager a ajouté qu’« en matière de réduction de la facture des importations », l’entreprise « se positionne aujourd’hui comme un fournisseur de solutions pour l’industrie des hydrocarbures : avec une offre complète pour la cimentation de puits de forage et de traitement des fluides de forage, une solution 100% locale ».
Rappelant l’engagement de Lafarge Algérie « vers une économie circulaire et l’ambition d’atteindre la neutralité Carbone d’ici 2050 » en pariant sur le ciment « bas carbone » notamment et en lançant son activité « Geocycle », Nicolas George a ajouté : « Nous avons parcouru un long chemin, et en toute modestie, nous pouvons dire aujourd’hui que Lafarge Algérie est l’une des plus belles histoires industrielles du pays de ces vingt dernières années ». Nous sommes particulièrement fiers du travail accompli et de cette position si forte en Algérie. Nous avons encore beaucoup à faire, et nous sommes impatients de jouer un rôle clé dans une économie durable et une construction verte, de la nouvelle Algérie », a-t-il confié. n