Les membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et leurs partenaires autour de l’Opep+ se retrouvent aujourd’hui, en visioconférence, à l’occasion de la réunion mensuelle du Comité de suivi de l’accord en vigueur de réduction de la production du groupe, baptisé JMMC.
Cette réunion intervient alors que les marchés du brut affichent des prix qui confortent l’alliance dans sa démarche de maintenir vigilance et prudence face à une demande mondiale pas encore à l’abri d’un retour à la baisse. Celle-ci reste sous la menace persistante de coronavirus, obligeant de nombreux pays à renforcer de nouveaux leurs mesures sanitaires.
Cependant, l’entame des campagnes de vaccination dans le monde continue à faire du bien aux prix du pétrole, et cette demande regagne de plus en plus de volumes qui se répercutent sur la tendance haussière de l’or noir depuis la mi-novembre dernier.
Elle se confirme en ce début de février avec de nouveaux records établis par les deux références européenne et américaine.
Sur le marché londonien, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en avril décollait de 2,27% par rapport à la clôture de la veille, à 57,63 dollars, alors qu’à New York, le baril de WTI pour le mois de mars grimpait dans le même temps de 2,37% à 54,82 dollars.
Les deux contrats de référence ont même touché quelques instants plus tôt des plus hauts inédits depuis respectivement le 24 février et le 24 janvier 2020, à 57,73 dollars et 54,91 dollars le baril.
Les bons signes de la demande se multiplient donc. A l’exemple notamment de celui en provenance des États-Unis dont le nouveau président est déterminé à faire passer un ambitieux plan de sauvetage de l’économie de 1.900 milliards de dollars, au lendemain d’une réunion de deux heures avec un groupe de dix sénateurs de l’opposition.
Ce plan de relance porté par Joe Biden est synonyme de coup de fouet pour la demande de brut du premier consommateur mondial, les États-Unis, notent les analystes.
Les investisseurs attendent par ailleurs les développements de la réunion de l’Opep+. Celle-ci devrait se tenir dans la sérénité, sous l’impact d’une évolution rassurante des prix, et qui s’est opérée en comptant aussi sur l’ajustement de l’accord de l’alliance, faut-il le rappeler.
La tendance fortement haussière de ce début de février s’explique en outre par l’entrée en vigueur (lundi) des réductions volontaires (supplémentaires) de la production de l’Arabie saoudite, annoncées en janvier, relève-ton encore.
Pour rappel, le chef de file de l’Opep avait en effet annoncé en début d’année qu’il entamerait son propre quota de production en février et mars, à hauteur d’un million de barils par jour.
Dans le même temps, les autres membres de l’Opep+ maintenaient leur production inchangée pour la période, hormis la Russie et le Kazakhstan qui vont augmenter marginalement leurs extractions. n