Le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’Homme a dénoncé mardi l’usage de la force, y compris de tirs à balles réelles, contre les manifestants en Iran, faisant part de son inquiétude face à des informations faisant état d’un nombre « important » de morts. « Nous sommes particulièrement alarmés par le fait que l’utilisation de munitions réelles aurait causé un nombre important de décès dans tout le pays », a déclaré un porte-parole du Haut-Commissariat, Rupert Colville, lors d’un point de presse à Genève. « Nous demandons également au gouvernement de rétablir immédiatement l’accès des Iraniens à Internet, ainsi qu’à d’autres formes de communication, qui permettent la liberté d’expression et l’accès à l’information », a-t-il ajouté.
Du fait de ce black-out, la situation, et en particulier le nombre de victimes après quatre jours de violences, reste très difficile à évaluer à l’échelle du pays.
Le porte-parole du Haut-Commissariat a indiqué que le nombre de décès s’établit à plusieurs « dizaines » selon les « médias iraniens et d’autres sources », soulignant qu’il était très difficile de vérifier ce bilan. En outre, « de nombreuses» autres personnes ont été blessées lors des manifestations et « plus de 1.000 manifestants arrêtés ».
« Nous exhortons les autorités et les forces de sécurité iraniennes à éviter de recourir à la force pour disperser des assemblées pacifiques », a relevé M. Colville. « Nous exhortons également les manifestants à manifester pacifiquement, sans recourir à la violence physique ou à la destruction de biens », a-t-il ajouté.n